Étiquette : élections ordinales

  • Bilan et perspectives – DpA CROA Auvergne

    Mandat 2013-2017 des conseillers CROA Auvergne :
    Joëlle LECHUGA – Franco PONTES – Michel MOURAIRE – Didier ALLIBERT

    Nous pouvions craindre d’être mal accueillis et peu écoutés, marginalisés dans un Conseil où nous sommes fortement minoritaires, empêchés de pouvoir travailler efficacement pour faire progresser les idées portées par DpA.
    Nous n’étions cependant pas déterminés à nous inscrire dans une opposition systématique et de principe aux décisions ni aux projets portés par nos consoeurs et confrères de la « majorité ».

    L’Auvergne est une petite région où les architectes se connaissent, se rencontrent et s’estiment confraternellement, tous mus par le désir de valoriser l’architecture et la profession d’architecte au profit de la qualité architecturale.
    Cette proximité a naturellement et immédiatement effacé les antagonismes de principe, Joëlle LECHUGA a d’ailleurs été élue Vice-Présidente de notre Conseil.

    Nous avons donc travaillé ensemble et constitué depuis trois ans une force de proposition bien accueillie dans le débat ordinal, hormis quelques échanges, vifs parfois, entre conseillers et conseillères également convaincus de la pertinence de leurs points de vue. Les débats constructifs sont ceux où s’affirment franchement les idées, nous avons affirmé franchement les nôtres en écoutant celles proposées par nos confrères et consoeurs.

    Ceci sans oublier les objectifs fondamentaux de DpA, la lutte contre le « dumping » des honoraires par l’instauration d’un barème de rémunération par exemple.
    Sur ce sujet, comme dans les autres régions, nous nous sommes rapidement heurtés à l’injonction de la DIRECTTE de faire cesser toute action en direction des architectes les incitant à respecter le Code des Devoirs Professionnels lorsqu’ils calculent leurs propositions d’honoraires ou nos démarches auprès des Maîtrises d’Ouvrages pour qu’elles apprécient à leur juste valeur le rapport entre rémunération et prestation fournie.

    Mais ce débat sur nos missions et leur juste rémunération a progressé au sein de notre Conseil et aujourd’hui le principe d’un barème de rémunération n’est plus un objectif considéré comme inatteignable mais la seule solution qui puisse permettre à tous les architectes de retrouver une considération et une marge financière nécessaires à la poursuite de leur activité.

    Il y aura encore beaucoup à faire pour convaincre nos instances gouvernantes de la nécessité d’un barème de rémunération, outil indispensable pour empêcher qu’une prestation intellectuelle complexe et soumise à une responsabilité professionnelle très importante soit dépendante de la seule loi du marché.

    La réforme territoriale et la fusion de la Région Auvergne et de la Région Rhône-Alpes a été, et sera encore, un travail important. Elus DpA et très attachés à cette proximité entre architectes et entre l’Ordre et les architectes, nous avons défendu cette nécessité d’une représentation de l’Ordre dans tous les territoires, tous les départements au plus près des besoins quotidiens des architectes. Nous avons à Clermont-Ferrand des locaux récents et fonctionnels bien placés et utiles à d’autres fonctions que strictement ordinales, la formation professionnelle par exemple. Le principe du maintien de ces locaux à Clermont est désormais définitivement acquis.

    Ils permettront aux architectes des départements éloignés de la métropole Lyonnaise d’avoir à leur disposition un outil de qualité et de proximité limitant leurs déplacements. Ces locaux pourront permettre l’installation d’un pôle de communication structuré et dimensionné à l’échelle de la nouvelle Région, les réunions statutaires de l’Ordre pourront continuer à s’y tenir.

    Notre action sur ce sujet de la fusion des régions a toujours eut pour objectif de valoriser le patrimoine organisationnel et culturel de nos deux régions, très différentes par leur taille et leur économie afin que l’Ordre puisse répondre aux besoins d’architectes dont les exercices professionnels sont très différents. Il convient de ne pas opposer les entreprises d’architecture aux artisans de l’architecture, dont les problèmes et les besoins sont souvent différents, mais de permettre à chaque architecte de trouver auprès de l’Ordre les réponses adaptés à leurs questions spécifiques.

    La fusion des régions ne doit pas être vécue comme un éloignement de l’Ordre des Architectes vis à vis de ses membres mais au contraire comme un rapprochement et une plus grande efficacité dans son action et les services qu’il rend.

    Notre Vice-Présidente, Joëlle LECHUGA, a pu participer aux conférences inter-régions et porter cet esprit « DpA ».
    Comme dans toutes les régions, nous avons souvent regretté la difficulté à faire entendre la voix « régionale » auprès de notre instance nationale. Mais l’expérience acquise et le constat de l’efficacité de notre action nous montre qu’elle est légitime et porteuse d’espoir, capable de stimuler les idées en faveur de notre profession.

    Il faut donner aux conférences inter-régions plus de pouvoir et d’influence sur l’action nationale.
    Pour cela, il faut que DpA soit mieux représenté et que de nouveaux élus puissent nous rejoindre.

    DpA a permis le renouvellement des personnes et des idées dans les conseils régionaux.
    Il faut désormais que DPA ait des élus au Conseil National.

  • Résister ! Votez ! – Publication de la Feuille DpA #16

    Résister ! Votez ! – Publication de la Feuille DpA #16

    Image Bandeau – DpA – La Feuille #16– Télécharger la feuille en cliquant sur le bandeau ci-dessus –

     

    L’édito de la Feuille #16
    pour lire les autres articles
    télécharger la « La Feuille DpA #16 »

     

    Résister ! Votez ! 

    Pour la troisième fois depuis que DpA existe, ses candidats se présentent à vos suffrages pour l’élection des CROA Ile-de-France et pour la deuxième fois en Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et PACA.

    En 2013, vous avez élu une quarantaine d’architectes sur notre profession de foi, et aujourd’hui plus qu’hier la profession doit se grouper pour résister face à la dégradation des conditions d’exercices des confrères qui ne peut que nuire à la qualité de notre cadre bâti et de nos territoires. Car il ne saurait y avoir de qualité architecturale sans architectes.

    Pour lutter contre la baisse des honoraires, l’ubérisation de notre profession, la privatisation de la fabrication de nos Villes et nos logements sociaux l’Ordre a une responsabilité et ne peut pas se contenter de constater ce phénomène prétendument inéluctable.

    Depuis toujours DpA porte ces positions au sein des institutions et en dehors aussi, méthodiquement et sans relâche pour défendre :

    • l’indépendance de l’architecte vis-à-vis de l’entreprise, des promoteurs et des groupes financiers,
    • le recours obligatoire à l’Architecte pour tout permis de construire,
    • un barème plancher,
    • un diplôme unique d’architecte en intégrant la HMO au cursus.

    Cette dernière position a d’ailleurs fini par faire consensus auprès de nombreuses organisations professionnelles. Nous étions bien seuls il y a 10 ans, DpA se félicite de ce nouvel état de fait.

    Nous devons poursuivre nos efforts ils ne sont pas vains, rien n’est inéluctable. Vous avez le pouvoir de faire élire des conseillers qui porteront une parole sans concession et agiront au sein des conseils régionaux, et pèseront sur le Conseil National de l’Ordre des Architectes.

    Télécharger la « La Feuille DpA #16 »

     

  • Appel à candidatures régionales – Élections ordinales 2017

    Depuis 2010, à chaque année d’élections ordinales, DpA se propose en tant que plateforme revendicative nationale pour porter une liste complète de candidatures dans chaque région.
    DpA reste ensuite tout au long de l’année dans l’action grâce à ses conseillers élus afin d’améliorer, promouvoir et faire évoluer notre profession d’architecte.

    L’élection des conseillers régionaux se tiendra le 12 septembre tandis que les listes de candidatures devront être déposées dans leur CROA respectifs au plus tard le 4 juillet.

    Certaines listes sont déjà globalement constituées ou en cours (IDF, PACA, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, etc.). D’autres n’attendent que vous pour être initiées et définies !

    Nous appelons chaque consoeur, chaque confrère qui se retrouve dans les points défendu par DpA ci-dessous et souhaitant participer et s’investir le temps d’un mandat, à nous contacter rapidement à archi.dpa@gmail.com.

    Télécharger la Profession de foi complète en cliquant sur l’image.
    • L’indépendance de l’architecte vis-à-vis de l’entreprise, des promoteurs et des groupes financiers ;
    • Le recours obligatoire à l’Architecte pour tout permis de construire ; par la suppression du seuil dérogatoire à la loi de 1977. Il y va du droit à l’architecture pour tous.
    • Un barème plancher pour éviter le dum- ping sur les honoraires ; dont l’application et les modalités seront à définir avec les di- verses organisations représentant la profession et la Tutelle. Le barème existe dans d’autres pays de l’UE, il est revendiqué par le Conseil des Architectes d’Europe.
    • Un diplôme unique d’architecte ; permet- tant l’inscription au tableau de l’Ordre (dans un cursus adapté et intégrant l’actuelle formation HMONP).
    • Le maintien et le renforcement de la maîtrise d’ouvrage publique ; contre la privatisation de la commande publique qui tend à se généraliser avec les PPP, les contrats globaux et toutes les procédures de consultation du type « Réinventer… »
    • Le concours sur esquisse obligatoire pour tout projet public ; en neuf et/ou en réhabilitation.
    • Une cotisation ordinale équitable.
    • Une incitation à la formation plutôt qu’une contrainte.
    • Une aide en vue de l’équipement BIM des agences ; désormais imposé pour la majorité des appels à candidatures de marchés publics.

    En 2017, faisons en sorte qu’il y ait beaucoup plus de conseillers DpA élus dans toutes les régions !

  • Avis à candidature – Publication de la Feuille DpA #15

    Avis à candidature – Publication de la Feuille DpA #15

    Image Bandeau - DpA - La Feuille #15– Télécharger la feuille en cliquant sur le bandeau ci-dessus –

     

    L’édito de la Feuille #15
    pour lire les autres articles télécharger la « La Feuille DpA #15 »

     

    Avis de candidature 

     

    Sept ans ont passé depuis que les premiers représentants de DpA ont été élus au CROAIF, quatre années depuis qu’une quarantaine d’élus sur 400 les ont rejoints dans les régions, sur un mandat gravé dans une profession de foi qui n’a rien perdu de son actualité.

     

    En effet, durant tout ce temps :

    • la maîtrise d’ouvrage publique française a continué à s’effacer devant les promoteurs, les grandes entreprises, au point de s’affaisser et de ruiner une réputation qui rayonnait au-delà des frontières. N’est-ce pas en France qu’avait été élaborée la loi MOP dont certains voudraient se débarrasser sous prétexte d’évolution des pratiques.
    •  l’indépendance de l’architecte n’a fait que s’amenuiser au fur et à mesure du développement des procédures conception-réalisation ou PPP au profit des grandes entreprises s’engouffrant dans la privatisation croissante du logement social et des équipements publics.
    • la transformation des bailleurs sociaux en organismes de droit privé a libéré ces derniers, pourtant dépendants de l’argent public et soumis à la loi MOP, de l’obligation de concours pour la réhabilitation des logements sociaux.
    •  la raréfaction des concours d’architecture s’est accentuée dans tous les domaines de façon préoccupante.
    • le seuil de recours obligatoire à l’architecte n’a toujours pas bougé depuis 1977 (mis à part l’épisode grotesque du seuil à 170 m2 de surface plancher).
    • l’abandon du barème de la MIQCP dans des consultations où la note financière peut être prépondérante dans le choix d’un architecte, a fait plonger les honoraires de façon suicidaire à des taux impensables il y a quelques années.
    • Le goût qu’a chaque architecte à suivre l’évolution de son temps, des Arts et Techniques a fini par se trouver rabaisser à une obligation à suivre des formations payantes et obligatoires généralement médiocres pour le seul profit d’officines générées spontanément à l’aune d’une promesse de gains faciles.
    • les ADE, diplômés sans le droit de construire, sans légitimité parce que ni étudiants, ni professionnels aspirent à un statut qui devient clair dès lors que les matières enseignées dans la HMO sont intégrées dans le cursus normal.
    • Non seulement rien de fondamental n’a changé mais la situation a plutôt empiré.

     

    Qu’est-ce qui a manqué ? Les élus DpA sont aujourd’hui minoritaires et non représentés au CNOA. Pour autant auraient-ils failli à leur mandat ? Les architectes savent les campagnes menées par DpA, Si rien de tangible n’a été obtenu, est-ce à dire que rien n’a bougé ?

    Le regroupement de DpA avec l’UNSFA et la SFA pour une conférence de défense de la profession, la participation d’un représentant de Mouvement à la table ronde organisée par DpA sur les rémunérations, la participation de DpA à la réunion bimensuelle des organisations de la profession au siège du CNOA, ont montré que le dialogue est possible et qu’il faut le poursuivre.

    Est-ce suffisant ?

     

    Le rapport BLOCHE dans sa première mouture, émanation de commissions animées par des architectes de renom, avait  pointé la diminution du seuil, le défaut  d’un barème, la frustration de la HMO. Qu’en est-il resté après consultation des différents lobbies par les pouvoirs publics ?  Poser la question c’est y répondre. Néanmoins avec la loi CAP le gouvernement a cédé sur deux points :

    • le retour au seuil de 150 m2 de surface plancher.
    • l’obligation de signature par un architecte des permis d’aménagement de  terrains lotis au-delà de 2 500 m2.

    Le CNOA et le CROAIF parlent de « grandes victoires ». Le Conseil d’Aquitaine a organisé un évènement sur ce thème. Et de fait, le permis d’aménager élargit le champ d’activité des architectes, particulièrement en régions, et  peut susciter l’espoir d’une amélioration des abords dégradés des villes, tandis que le retour au seuil à 150 m2 renforce l’idée qu’il faut s’appuyer sur ces reculs, quelles que soient les raisons tactiques qui ont présidé à la décision du gouvernement, pour organiser la mobilisation de la profession et exiger la satisfaction des revendications des architectes qui restent incontournables :

    • Obligation d’un architecte pour tout permis de construire
    • Instauration d’un barème plancher.
    • Restauration des concours.
    • Intégration du programme de la HMO dans le cursus du diplôme d’architecte.

     

    L’Ordre des Architectes demeure l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, n’est-ce pas à ce titre qu’il doit être le moteur de la mobilisation à laquelle tous les architectes aspirent.

    C’est pour promouvoir cette orientation que nous vous invitons  les consœurs et confrères qui se retrouvent en elle à rejoindre DpA et à être candidats sur ses listes aux élections aux conseils de l’ordre des architectes.

    Télécharger la « La Feuille DpA #15 »

archi.dpa@gmail.com
LinkedIn
Share