Loi ELAN : Retrospective de la manifestation du 27 mai

Manifestation contre la loi Elan du 27 mai métro Varenne à Paris à l’appel des associations et syndicats, de DpA, de l’UNSFA et des étudiants archi.
Le projet de loi est présenté le 30 mai à l’Assemblée Nationale.

Les associations en tête de manifestation

Les étudiants en couvertures de survie

La banderole de l’UNSFA

Intervention d’Emilie BARTOLO, présidente de DpA

La banderole DpA

« … Le 17 mai notre ministre de tutelle, Françoise Nyssen, a fait dire à notre délégation d’architectes d’aller voir Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, auteur du projet de loi Elan…

Eh bien, nous allons aller voir monsieur Mézard !…, et nous resterons mobilisés jusqu’à la dernière minute.

On ne lâchera rien jusqu’à ce que la loi soit retirée ! »

Intervention de DpA en fin de manifestation

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Communiqué : Appel à mobilisation le dimanche 27 mai

LA MOBILISATION PREND DE L’ÉLAN

Ils étaient près de 500 architectes et étudiants sur la place du Palais Royal ce 17 mai pour dénoncer le projet de loi ELAN à l’appel de l’UNEAP, SFA, UNSFA, DpA et SYNAMONE. Une délégation composée de représentants de ces cinq organisations et de Denis Dessus, président du CNOA a été reçue par le cabinet de Mme Nyssen. Pendant près d’une heure, nous avons réaffirmé avec nos diversités et sensibilités que le logement n’est pas un bien marchand comme les autres, nous avons exprimés nos inquiétudes sur ce projet de loi dont l’objectif n’est pas de construire vite, mieux et moins cher mais bien de libéraliser un pan entier de l’économie qu’est l’aménagement du territoire et le logement social.

De nombreux étudiants en architecture étaient aussi présents place du Palais Royal pour dénoncer un projet de loi qui leur interdira de mettre en pratique ce pour quoi ils sont formés : construire de beaux logements pour tous.

Cette journée de mobilisation a été l’occasion pour les architectes à Marseille, à Montpellier, à Toulouse, à Lyon, à St-Etienne, à Strasbourg, à Reims, à Bordeaux… de débattre et de dénoncer une loi qui prévoit la transformation des villes avec les seuls grand opérateurs privés en cantonnant architectes au permis de construire ou a une direction artistique dans le meilleur des cas. Comme l’a exprimé un membre de la délégation reçue au ministère de la culture : « c’est du jamais vu, on n’a jamais vu d’école construite entièrement par le privé ».

Reçu avec la délégation, Denis Dessus est intervenu au nom de l’Ordre des Architectes qui est garant de l’intérêt public de l’architecture et l’interlocuteur privilégié de la profession vis-à-vis des pouvoirs publics, l’intégralité des amendements au projet de loi déposés par des architectes ont été rejetés par la commission, la loi ELAN n’évoluera pas favorablement pour la profession ni la qualité du cadre bâti. Denis Dessus a adressé à la tutelle le message suivant :

« Nous œuvrerons avec tous les architectes et étudiants, toutes les organisations de la profession et les autres acteurs de la société civile. Ce combat ne s’arrêtera pas avec le vote de la loi, nous le poursuivrons pour chaque décret et arrêté.  »

La Directrice de Cabinet de Madame Nyssen a exprimé son soutien à la profession dont elle est Ministre de tutelle et a exprimé son impuissance à intervenir sur un projet de loi qui ne relève pas de son ministère. Elle a invité la délégation à poursuivre son action en direction du ministère de la cohésion des territoires en charge du logement.

Madame Nyssen, si vous nous soutenez, RETIREZ LA LOI !

DpA réaffirme avec force l’exigence de retrait de la loi ELAN et se prononce pour la poursuite de la mobilisation unitaire et nationale de toute la profession contre la loi ELAN.

Le 17 mai fut une réussite dans toute la France, mais ne suffira pas pour faire reculer le gouvernement. C’est pourquoi DpA s’inscrit dans la mobilisation initiée par le collectif contre la loi Elan d’associations de mal-logés, de syndicats de salariés et d’étudiants, ensemble !


Manifestons le 27 mai

15h au métro Varennes

 

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Compte-Rendu : Mobilisation du 17 mai, Place du Palais-Royal

LE 17 MAI, PARTOUT EN FRANCE, LES ARCHITECTES ONT DIT NON À LA LOI ÉLAN

Ils étaient près de 500 architectes et étudiants sur la place du Palais Royal pour dénoncer le projet de loi ELAN à l’appel de l’UNEAP, SFA, UNSFA, DpA et SYNAMONE.

Une délégation composée de représentants de ces cinq organisations et du président du CNOA a été reçue par le cabinet de Mme Nyssen (Laurence TISON-VUILLAUME, directrice du cabinet de la ministre de la Culture / Agnès VINCE, directrice chargée de l’architecture / Angélique DELORME, conseillère en charge du patrimoine). Pendant près d’une heure, nous avons réaffirmé avec nos diversités et sensibilités que le logement n’est pas un bien marchand comme les autres, nous avons exprimés nos inquiétudes sur ce projet de loi :

  • qui prévoit que les EPIC (établissements publics de coopération) puissent réaliser les missions d’études dans GOU (grandes opérations urbaines) (article 1 – alinéa 28)
  • qui permet aux aménageurs de réaliser des équipements publics (écoles, gymnases, …) avec des fonds publics sans avoir recours à la loi MOP (article 5 – alinéas 9 et 10)
  • qui remet en cause le pouvoir des ABF concernant l’installation d’antennes relais… sur des monuments historiques ou à leurs abords ! (Art. 15 – alinéas 7 et 15)
  • qui permet la prorogation des marchés de conception-réalisation. (Art. 20–alinéa 1)
  • qui incite les bailleurs sociaux à créer des filiales de droit privé pour « construire des locaux d’intérêt général ou à usage commercial ou professionnel » et de « réaliser des études urbaines » non soumises aux règles de la commande publique et de la loi MOP, entrant ainsi en concurrence direct avec les prestataires de droit privé (article 28 – alinéas 11, 15, 41, 42, 47, 48 et 54)
  • qui autorise les bailleurs sociaux à déroger à la loi MOP (article 28 – alinéas 89 à 91)
  • qui supprime l’obligation de concours pour les bailleurs sociaux (article 28 – VI)

Nous avons exprimé notre refus d’être cantonnés à des missions de conception qui se limiteraient au permis de construire, et les étudiants refusent de s’inscrire dans ce nouveau cadre qui les interdira de mettre en pratique ce pour quoi ils sont formés : construire des logements de qualité pour le plus grand nombre.

Denis Dessus est intervenu au nom de l’Ordre des Architectes qui est garant de l’intérêt public de l’architecture et l’interlocuteur privilégié de la profession vis-à-vis des pouvoirs publics. Il a précisé que l’intégralité des amendements au projet de loi proposés par les architectes ont été rejetés par la commission, et que la loi ELAN n’évoluera pas favorablement pour la profession ni pour la qualité du cadre bâti.

Denis Dessus a adressé à la tutelle le message suivant :

« Nous œuvrerons avec tous les architectes et étudiants, toutes les organisations de la profession et les autres acteurs de la société civile. Ce combat ne s’arrêtera pas avec le vote de la loi, nous le poursuivrons pour chaque décret et arrêté. » 

La Directrice de Cabinet de Madame Nyssen a exprimé son soutien à la profession dont elle est Ministre de tutelle et a exprimé son impuissance à intervenir sur un projet de loi qui ne relève pas de son ministère. Elle a invité la délégation à poursuivre son action en direction du ministère de la cohésion des territoires en charge du logement.

Et pourtant, avant même d’avoir reçu la délégation, Mme Nyssen annonçait dans la presse la constitution de deux groupes de travail pour « faire évoluer » le métier d’architecte :

  • l’un pour la promotion d’une « architecture de l’habitat de qualité« 
  • l’autre pour renforcer « le désir d’architecture chez tous les citoyens« 

Ce, au motif que bien que la France soit l’un des pays les plus protecteurs de l’architecture, le nombre des architectes est parmi les plus bas d’Europe et leurs revenus les plus faibles.

Notre réaction a été vive. Ce « désir d’architecture » date de la stratégie nationale pour l’architecture et était le thème du rapport de Patrick Bloche et de ses 50 propositions élaborées en 2013. La loi LCAP en est issue, et le peu d’avancée pour l’architecture de celle-ci est remis en cause aujourd’hui.

Supprimer la loi MOP avant d’avoir suscité ce « désir d’architecture » est une hérésie.

La loi ELAN risque de porter un coup fatal à une profession et un secteur en crise et qui se heurte déjà à de trop nombreux obstacles et freins à la construction de logements. Mais elle aura aussi des effets sur les TPE/PME et les artisans, particulièrement en zone rurale.

Mezard, en charge du Logement depuis bientôt un an, nous a jusqu’à présent toujours fermé la porte. Nous comptons sur Mme Nyssen pour intervenir auprès du Ministre de la cohésion des territoires pour qu’enfin il nous reçoive et prenne en compte ce que les architectes ont à lui dire.

Les propos qu’il a tenu dans Batiactu le 17 mai sont inadmissibles et démontrent d’une totale méconnaissance du travail et du rôle des architectes.

Notre démarche ne doit pas être perçue comme une action corporatiste, car la loi ELAN est une menace pour notre cadre de vie et pour chaque citoyen.

Manifestation du 17 mai 2018 place du Palais –Royal à l’appel de l’UNSFA, DpA, SFA, SYNAMOME, UNEAP.

La mobilisation contre la loi ELAN a été importante ce 17 mai, nous appelons à la poursuivre et à vous joindre aux collectifs d’associations de mal-logés et d’étudiants, de syndicats de salariés et d’étudiants en manifestant le 27 mai prochain à 15 h au Métro Varennes.

Emilie Bartolo présidente de DpA

Denis Dessus président du CNOA

Régis Chaumont président de l’UNSFA

La délégation au ministère

Le DAL a rejoint le rassemblement en solidarité avec les architectes contre la loI ELAN et a appelé à la manifestation du 27, entendu par les architectes.

Télécharger le compte-rendu au format PDF.

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Communiqué : LES ARCHITECTES SE MOBILISENT CONTRE LE PROJET DE LOI ÉLAN

LES ARCHITECTES SE MOBILISENT CONTRE LE PROJET DE LOI ÉLAN.

C’est après une pseudo concertation qui n’a abouti à aucune modification du projet de loi que le texte ÉLAN sera discuté dans quelques jours à l’assemblée nationale. Dès le mois de janvier les architectes se sont mobilisés pour dénoncer un projet dont l’objectif est de libéraliser le logement social. Ce projet n’a de social que le nom et il ne permettra pas de construire «plus vite, mieux et moins cher» comme le gouvernement l’affiche.

Nombreuses sont les mesures qui bafouent l’intérêt public de l’architecture. La première d’entre elle est la sortie de la loi MOP pour la construction de logements et d’équipements publics par les bailleurs sociaux et les filiales qu’ils vont pouvoir créer, et par les opérateurs des zones d’aménagement concertée. Or, le cadre législatif actuel permet de recourir à des compétences indépendantes reconnues et ciblées. Il permet de garantir que les projets publics, financés par des fonds publics, soient de qualité, au service de la « cité », et non au service d’intérêts privés.

La ligne directrice du projet de la loi ELAN instaure le contournement de ce cadre législatif.

Il prévoit la suppression de l’obligation de concours pour les bailleurs sociaux, remettant en cause une disposition acquise par la LCAP. Or, a-t-on trouvé mieux aujourd’hui et plus adapté au contexte participatif que la procédure de concours pour choisir le projet répondant le mieux à des attentes claires ?

L’innovation naît dans la confrontation des idées et le concours pousse à justifier les choix, à partager les fondements du projet avec les partenaires, les décideurs, les utilisateurs, les habitants ; Il pousse à anticiper et créer une cohésion autour du projet. Le concours est un formidable vecteur de diffusion de la culture architecturale et en ce sens, facteur d’économies durables.

Supprimer ce jalon démocratique sous prétexte d’économies, c’est confisquer le débat sur la maitrise du cadre de vie et prendre le risque d’en payer le prix.

Nous, organisations professionnelles et associations représentant les architectes dans toutes leurs diversités, leurs sensibilités, leurs modes d’exercice, …, estimons que « le logement n’est pas un produit financier, c’est un enjeu citoyen, un projet de société » contrairement au projet de loi Elan qui considère dans l’exposé des motifs que « le logement est un bien marchand ».

La volonté apparente de transférer l’ensemble de la chaîne de compétences à une même entité, ouvre la porte aux conflits d’intérêts. Ce n’est pas à mieux et à moins cher que ce projet prépare l’avenir du logement, mais à une production dont la seule logique serait la logique financière de la promotion immobilière privée !

Ceci va en sens contraire à l’amélioration du cadre de vie et à la protection de l’environnement, à laquelle tout le monde a droit et à laquelle se doivent de répondre les organismes et collectivités publiques.
Le 17 mai les architectes seront mobilisés dans toutes les régions pour faire entendre leur voix aux côtés de tous ceux qui refusent de subir les conséquences désastreuses de cette loi.

En tant qu’architectes, nous avons de bonnes raisons de contester les dispositions de cette loi.

  • qui prévoit que les EPIC (établissements publics de coopération) puissent réaliser les missions d’études dans GOU (grandes opérations urbaines) (article 1 – alinéa 28) – qui permet aux aménageurs de réaliser des équipements publics (écoles, gymnases, …) avec des fonds publics sans avoir recours à la loi MOP (article 5 – alinéas 9 et 10)
  • qui remet en cause le pouvoir des ABF concernant l’installation d’antennes relais… sur des monuments historiques ou à leurs abords ! (Art. 15 – alinéas 7 et 15)
  • qui permet la prorogation des marchés de conception-réalisation. (Art. 20–alinéa 1)
  • qui incite les bailleurs sociaux à créer des filiales de droit privé pour « construire. des locaux d’intérêt général ou à usage commercial ou professionnel » et de « réaliser des études urbaines » non soumises aux règles de la commande publique et de la loi MOP, entrant ainsi en concurrence direct avec les prestataires de droit privé (article 28 – alinéas 11, 15, 41, 42, 47, 48 et 54)
  • qui autorise les bailleurs sociaux à déroger à la loi MOP (article 28 – alinéas 89 à 91)
  • qui supprime l’obligation de concours pour les bailleurs sociaux (article 28 – VI)

Nous vous proposons de nous rassembler le 17 mai à Paris devant le Ministère de la Culture Rue de Valois pour une action de portée nationale afin d’être reçus par notre Ministère de tutelle étonnamment muet au sujet d’un projet qui introduit la remise en cause de la loi MOP et de la loi de 1977.

RENDEZ-VOUS LE 17 MAI À 17H
PLACE DU PALAIS ROYAL

Télécharger la version pdf de l’appel à mobilisation

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17 Mai : Mobilisation des architectes contre la loi ELAN

Les organisations professionnelles d’architectes :

  • UNSFA, Union Nationale des Syndicats Français d’Architectes,
  • SA, Syndicat de l’Architecture,
  • DpA, Défense profession Architecte,
  • Mouvement, Mouvement des architectes,
  • SFA, Société Française des Architectes,

réunies le jeudi 26 avril au siège du CNOA à Paris, dans le cadre de la préparation de la journée de mobilisation du 17 mai, ont décidé d’appeler ensemble à la mobilisation de tous les architectes et demandent à être reçus le 17 mai par la ministre de la culture, tutelle de la profession.

Un rassemblement en soutien à la délégation se tiendra place du Palais-Royal.

DpA le dit clairement :
Les architectes ne demandent pas de faveur, ils demandent le respect de l’intérêt public de l’architecture !
Ils demandent le respect de la loi MOP et de la loi de 77.

DpA revendique avec force le retrait du projet de loi Élan (voir sa déclaration du 24 avril.)

Rassemblement le 17 mai à 17h
(horaire à confirmer)
place du Palais-Royal à Paris
pour dire : NON au projet de loi Élan

Affiche mobilisation 17 mai

Appel mobilisation 17 mai

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NON au projet de loi ELAN ! Déclaration du 24 avril 2018

Après de longs mois de prétendues consultation et concertation, auxquelles bon nombre d’organisations ont été associées dont le Conseil national de l’Ordre des architectes, le projet de loi Élan a été présenté au conseil des ministres le 4 avril dernier.

L’objectif de la loi n’est pas de construire vite, mieux et moins cher mais bien de libéraliser le logement social et de l’ouvrir à la concurrence, à armes égales avec le marché privé. (Il  suffit de lire les attendus de la loi.)

Ce n’est pas à mieux et à moins cher que ce projet prépare l’avenir du logement, mais à une production dont la seule logique serait la logique financière de la promotion immobilière privée !
Ceci va en sens inverse de l’amélioration du cadre de vie et de l’environnement, à laquelle tout le monde a droit, à laquelle se doivent de répondre les organismes et collectivités publiques.

Qu’y a-t-il alors d’amendable ou de positif dans un texte qui porte un tel objectif ?
Dans la presse, le CNOA a dénoncé à juste titre un texte qui « contient des mesures qui vont à l’encontre de l’intérêt public et de la qualité des logements pour tous. » mais il ne s’est pas prononcé pour son abrogation estimant qu’il est possible de sauver quelque chose dans ce texte, alors qu’ils ont participé aux conférences de consensus et que le texte n’a pas été amélioré, bien au contraire.

C’est pourquoi DpA revendique avec force le retrait du projet de loi Élan avant son passage au parlement.

Le CNOA a lancé un appel à une journée de mobilisation le 17 mai prochain.
DpA pour sa part mettra toutes ses forces dans la bataille pour que les architectes fassent entendre leur voix et participera à la mobilisation unitaire avec d’autres professions qui elles aussi sont concernées comme celle des petites entreprises et artisans du bâtiment comme la CAPEB par exemple ou d’autres associations opposées au projet de loi.

DpA se prononce pour une mobilisation unitaire et nationale de toute la profession contre le projet de loi Élan.
DpA appelle tous les architectes à participer aux actions unitaires à l’occasion de cette journée du 17 mai, sur des objectifs précis et clairs qui relèvent de l’architecture et des architectes tels que la suppression des concours ou le contournement de la loi MOP mais aussi pour la sauvegarde du modèle du logement public HLM qui n’est pas uniquement « un bien marchand » comme le prétend l’exposé des motifs de la loi.

DpA le dit clairement :
Les architectes ne demandent pas de faveur, ils demandent le respect de l’intérêt public de l’architecture ! Ils demandent le respect de la loi MOP et de la loi de 77.

Ce cadre législatif permet de recourir à des compétences indépendantes reconnues et ciblées. Il permet de garantir l’absence de conflits d’intérêt, de définir les devoirs de chacun, ce afin que les projets publics, financés par des fonds publics, soient de qualité, soient au service de la « cité », et non au service du « privé ».
La ligne directrice du projet de loi ÉLAN est le contournement de ce cadre législatif et la privatisation de la maitrise d’ouvrage publique.

Ce projet est inacceptable, il n’est ni amendable ni modifiable, il sonne le glas du logement social public accessible au plus grand nombre. Nous ne pouvons que demander son retrait.

Il est de la responsabilité de l’Ordre et en premier lieu du Conseil national d’appeler clairement les architectes à se mobiliser de manière unie et nationale contre ce projet de loi et de faire connaître à la population son contenu négatif et mercantile par rapport au cadre de vie et du logement.
C’est aujourd’hui et maintenant qu’il faut organiser la mobilisation des architectes pour se faire entendre.

NON au projet de loi Élan !

(Télécharger ici la déclaration au format pdf pour la diffuser.)

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Loi ELAN – Communiqué

Depuis près de 6 mois, le gouvernement a décidé de s’attaquer au modèle de production de logement HLM. Il a commencé avec l’article 52 de la loi de finance par la baisse des APL qui fragilise l’équilibre économique du secteur.
La loi ELAN constitue l’acte 2 de cette offensive.
Depuis toujours, DpA a soutenu toutes les initiatives qui réaffirment les HLM comme moyen de produire des logements de qualité pour tous.
A ce titre, DpA soutient sans conditions l’initiative de la tribune * « pour des logements de qualité au bénéfice de tous » et invite ses adhérents et sympathisants à signer cette tribune et à la faire connaître largement.
Nous partageons le constat de cette tribune :

  • Les inégalités spatiales et territoriales se creusent,
  • La qualité des logements neufs se détériore,
  • Les charges d’entretien explosent du fait d’une construction au rabais,

Ainsi, le logement ne peut être assujetti aux seules logiques du profit. Le législateur ne doit pas créer les conditions qui fabriquent aujourd’hui, les quartiers dégradés de demain.

Se loger est un droit fondamental pour tous. Le logement ne peut pas être réduit à un « produit économique ».

DpA s’associe à cette initiative qui voit la profession se mobiliser largement autour d’un sujet essentiel pour notre société et appelle l’ensemble de la profession à poursuivre et amplifier ce combat.

* https://petition.architectes.org/

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Communiqué sur le logement social et les APL

La baisse des APL décidée par le gouvernement, compensée par une diminution des loyers supportée par les bailleurs sociaux va impacter sérieusement la production et la maintenance des logements HLM au détriment des locataires comme des millions de mal logés.

Les architectes et les urbanistes impliqués de longue date dans la conception et la production du logement social ne peuvent être indifférents à une réforme qui porte un coup fatal au logement social en diminuant son financement de 1,7 Milliard par l’article 52 de la loi de finances.

Comme professionnels ils sont bien placés pour apprécier le rôle qu’a joué le logement social non seulement pour loger la population mais aussi comme champs d’innovation et d’expérimentation pour l’habitat comme pour la ville.

La défense du logement social est une cause qui mérite d’être défendue par tous les architectes qui se doivent d’être unis avec leurs organisations ordinales, syndicales et associatives pour être audibles dans la mobilisation actuelle et affirmer clairement leur engagement quelles que soient les difficultés rencontrées dans l’exercice de leur profession.

C’est pourquoi, fidèle à son engagement pour défendre la commande publique aujourd’hui mise à mal par la diminution du financement du logement social :

DpA s’adresse à l’Ordre des architectes et à toutes les organisations et associations professionnelles pour définir une déclaration commune dénonçant les attaques contre le logement social et demandant le retrait de l’article 52 de la loi de finance.

DpA participera à la manifestation du 9 Décembre à 14h30 au Palais-royal à Paris appelée par le collectif « Vive l’APL »

DpA a répondu favorablement à la pétition qui circule dans la profession, et sera présente à la table ronde du 11 décembre à 19h00 à la SFA 247 rue Saint-Jacques organisée par le journal « Construire ! ».

Nous invitons nos adhérents, nos élus aux CROAs et nos sympathisants à s’associer à cette mobilisation en signant la pétition et en participant aux manifestations appelées par « Vive l’APL » dans les différentes villes de France.

Emilie BARTOLO
Architecte
Présidente de DpA

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Remerciements

Nous remercions celles et ceux qui, contre vents et marées, ont considéré que le temps de soutenir une liste de combat comme la notre était essentiel.

Mais l’actuel mode de scrutin exclut, de fait, la diversité d’opinion.

Nous y voyons l’effet pervers d’une recomposition discutable des régions, d’une pondération calculée qui donne la part belle à certaines au détriment de toutes les autres, confirmant ainsi un pouvoir jacobin qui perdure.

 

Mais que penser de certains comportements comme celui de ce conseiller, qui nous a dit que si un architecte n’était pas capable de vivre de son métier, il n’avait qu’à en changer pour éviter de faire du tort à la profession ?

Mais que dire de ce CROA qui a diffusé avant la fin du scrutin une profession de foi d’une liste concurrente à l’attention de ses propres conseillers comme pour leur rappeler ce qu’il convenait de voter ?

Que notre code de déontologie ne fait pas partie de nos lectures préférées !

 

Le Conseil National va bientôt se réunir, et le nom du prochain président n’est plus qu’un secret de Polichinelle.

Une des trois listes en compétition a obtenu tous les sièges à pourvoir.

Le choix étant dans une continuité qui va nous faire perdre la loi MOP et l’obligation du concours, nous continuerons à développer nos idées et nos fondamentaux pour convaincre que notre métier ne doit pas disparaitre.

Gérard Claude MORFIN
administrateur national chargé des relations avec les régions
directeur de campagne

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Présentation de Valérie GARNIER et Olivier de CERTEAU – ÉLECTIONS DU CNOA 2017

DpA , c’est une association
Ce sont aussi des candidates et des candidats pour faire bouger le Conseil National de l’Ordre des Architecte.

INTERVIEWS

Valérie GARNIER

50 ans

Elle a commencé ses études à l’ENSA de Lyon, pour les terminer en Angleterre. Elle est diplômée de Manchester Metropolitan University depuis 1993. Après 7 ans passés en Jamaïque comme salariée, elle créée sa propre agence unipersonnelle en 2000.
Elle est conseillère régionale depuis 2013 puis vice-présidente depuis 2016 du CROA Languedoc-Roussillon, puis secrétaire générale adjointe depuis 2017 du nouveau CROA Occitanie.

Elle est membre de DpA depuis 2012

« J’ai adhéré à l’association DpA.

Lorsque j’ai commencé à recevoir les premiers communiqués, les points qui étaient soulevés dans ces communiqués, les revendications qui étaient présentées, notamment la disparition du seuil, et la mise en place de barèmes planchers, me semblaient une évidence pour notre profession.

En arrivant au CROA LR, j’ai pu appréhender, avec beaucoup plus de lisibilité, l’ampleur des difficultés auxquelles notre profession était confrontée. Et comprendre, avec plus de nuances, le rôle de notre institution, et son impérative nécessité quant à la protection de notre titre, et au combat à mener pour que chaque architecte en exercice puisse vivre décemment de son travail.
Je suis plus que jamais convaincue que les thèmes fondamentaux portés par DpA sont essentiels et que, pour pouvoir avoir un écho à l’échelle des autres institutions et de l’Etat, cette vision politique doit être défendue et portée par le Conseil National.

Concrètement, à l’échelle européenne, l’Allemagne nous prouve que la mise en place de barèmes est possible; la généralisation d’OAB et des critères de prix dans les MAPA nous prouvent que cette mise en place des barèmes planchers est devenue indispensable.

Concernant le seuil, la loi LCAP nous a récemment laissé entrevoir qu’avec une vraie volonté politique, et une mobilisation forte, les limites peuvent être repoussées: seuil à 150m² et, surtout, recours obligatoire à l’architecte lors de l’élaboration du PAPE pour les permis d’aménager supérieurs à 2500 m².

Les autres sujets sur lesquels je souhaite que nous puissions mettre en place des actions et mener un travail de réflexion concernent : « la maîtrise d’œuvre en interne » des collectivités locales, le plus souvent au mépris de la loi MOP et cela même au sein de grandes métropoles, la mise en place d’un groupe représentant les intérêts du Conseil de l’Ordre National des Architectes à l’Assemblée Nationale. »

 


 

Olivier de CERTEAU

72 ans

Il a connu l’ENSBA située quai Malaquais avant sa dissolution, et fait partie de l’atelier de Jean Bossu, élève de Le Corbusier.
Il est diplômé depuis 1973 de l’ENSA de Paris La Villette et inscrit au tableau depuis 1981.
Il a exercé en libéral puis est devenu gérant de la SARL ODC architectes depuis 2007.
Il fait également partie du comité de rédaction de la revue « Construire ».
Il a été conseiller régional du CROA Ile-de-France de 2010 à 2017.

Il est membre de DpA depuis 2010.

« Je me présente au sein d’une liste marquée par une grande diversité, que ce soit du point de vue intergénérationnel que du point de vue des Régions, une liste qui entend aborder et traiter les problèmes qui intéressent les architectes d’un point de vue différent de celui des autres listes, et c’est sur cet aspect que je voudrais insister. Au cours de cette campagne, des questions récurrentes nous ont été posées par les CROAs qui nous ont reçus. Avec un point commun, d’être abordées de façon qui me semble très technique, comme les relations entre le Conseil National et les Régions. Evidemment, la démocratie doit régner et la conférence des régions n’est pas une chambre d’enregistrement et a un rôle à jouer, mais le point d’achoppement fondamental n’est-il pas celui de l’orientation générale de l’action que veut se fixer l’Ordre dans sa globalité, Conseil National et représentants des Régions ensemble ? De même pour les Maisons de l’Architecture : que veut-on y faire, d’abord pour les architectes puis pour le public. C’est un débat.

Mais prenons les grands sujets de société, et en premier lieu celui qui occupe l’actualité aujourd’hui : le projet de loi pour le logement. On nous demande « quelles actions pour que le nombre de mises en construction de logements sociaux ne baisse pas ? ». Un Maître d’Ouvrage institutionnel organise ces jours-ci une réunion d’information largement ouverte sur les conséquences désastreuses de l’application de l’article 52 du projet de loi, s’il était voté. Dès l’annonce de la baisse des APL et de la compensation gigantesque demandée aux bailleurs sociaux, l’USH (Union Sociale de l’Habitat), avec le mouvement HLM, soutenu par nombre d’institutions et associations, est descendu dans la rue. Je pense que DpA va participer à ce mouvement. Pourquoi ? Parce que je pense que, si on veut que les mises en construction de logements sociaux ne baissent pas, cela ne dépend pas des architectes mais de la capacité de la mobilisation générale du mouvement HLM à faire sauter le verrou de l’article 52. Voilà pourquoi les architectes doivent être aux côtés des bailleurs sociaux dans cette lutte.

MAPA : « Malgré l’usage de plusieurs critères, cette procédure entraîne les architectes dans une course aux honoraires les plus bas. Comment envisagez-vous d’aborder cette problématique ? » Certes des mesures immédiates doivent être prises, qui avaient été réclamées par Jacques CABANIEU, le père de la loi MOP : il s’agit de la remise de prestations rémunérées, orientant le choix sur un projet, une idée, à l’exclusion des honoraires. Mais, globalement, doit-on continuer à s’abreuver de discours moralisateurs sur la nécessité de convaincre les Maîtres d’Ouvrages de ne pas céder à la tentation du prix bas… quand on sait que ces Maîtres d’Ouvrages n’ont pas le choix… Pourquoi ne pas revenir au système simple dont tout le monde, y compris le gouvernement, s’est satisfait pendant dix ans : le barème « indicatif » de la MIQCP qui n’était pas si indicatif que ça et s’appliquait très bien.

Marché du particulier : « Les contrats rédigés par l’Ordre ne sont pas toujours adaptés aux petites opérations. Quels outils souhaitez-vous donner aux architectes pour développer ce marché ? » Certes, il y a sûrement quelque chose à négocier avec la MAF au sujet du contrat AMI (Assurance Maison Individuelle). Des incitations fiscales à recourir à un architecte ne sont pas à négliger. Cependant, la seule véritable solution ne réside-t-elle pas dans l’abaissement du seuil que toute la profession réclame depuis des lustres ?

Le rôle de représentant des Architectes auprès des pouvoirs publics confère à l’Ordre une responsabilité particulière. Est-il une simple courroie de transmission des pouvoirs publics, ou doit-il apprécier les mesures imposées aux Architectes à l’aune des intérêts de la profession qui recoupent ceux de la population ? Une manifestation nationale contre la loi Logement est prévue le 9 décembre prochain : n’y a-t-il pas urgence à ce que l’Ordre mobilise la profession auprès des Maîtres d’Ouvrages publics ce jour là? C’est pourquoi, il nous paraît utile que des conseillers DpA soient élus à l’Ordre National pour faire entendre notre voix. C’est le sens de notre candidature.  »

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Présentation de Christian COMBES et Isabelle DIEU – ÉLECTIONS DU CNOA 2017

DpA , c’est une association
Ce sont aussi des candidates et des candidats pour faire bouger le Conseil National de l’Ordre des Architecte.

INTERVIEWS

Christian COMBES

56 ans

Il est diplômé de l’ENSA de Montpellier et architecte DPLG depuis 1989.
Il crée l’agence ARCHIVOLT en 1994. Formé à la qualité environnementale et au développement durable, il développe une activité d’aide à la maitrise d’ouvrage dans ces domaines depuis 2001.
Il a été conseiller régional du CROA Languedoc Roussillon depuis 2013 puis vice-président du nouveau CROA Occitanie depuis 2017.

Il est membre de DpA depuis 2013.


« Jeune diplômé, j’adhère à l’association Architectes Sans Frontières, et réalise plusieurs missions à Mostar durant le conflit serbo-croate. Par la suite, je m’engage dans l’ONG des Architectes de l’Urgence ou j’interviens en tant que volontaire au Bangladesh et au Sri Lanka. Je suis membre du Conseil d’Admiration de l’ONG.

En 2013, je suis élu au CROA Languedoc Roussillon sous la bannière DpA. Les deux axes de travail qui me motivent particulièrement dans ma fonction d’élu ordinal sont :

  • La suppression des seuils en deçà desquels l’architecte n’est qu’optionnel. Je suis convaincu que le combat pour leur abolition est essentiel. Non seulement les quelques 20 millions de m² qui sortent de terre chaque année sans l’intervention d’architecte défigurent honteusement nos territoires, mais ils représentent un chiffre d’affaire suffisant pour permettre à nombre d’entre nous de vivre correctement de notre travail, car il n’y a aucune honte à demander à vivre décemment de notre métier !
  • L’instauration d’un barème plancher d’honoraires. Dramatiquement orientées à la baisse, nos rémunérations nous conduisent à des pratiques anti-confraternelles et suicidaires. Nous devons réclamer une juste rétribution de notre travail. A l’instar des propositions faites aux agriculteurs pour définir un coût de revient respectueux des hommes et des pratiques, exigeons de notre tutelle la même considération.

L’Ordre des Architectes doit d’abord être au service des architectes. C’est notre outil, doté de moyens conséquents, issus exclusivement de nos cotisations. La qualité architecturale ne peut se réaliser sans architectes. Elu au CNOA, je m’efforcerai, avec les autres candidats DpA, de créer un rapport de force favorable aux architectes afin de négocier avec les pouvoirs publics la suppression des seuils et la mise en place d’un barème d’honoraires. »

 


 

Isabelle DIEU

47 ans

Elle est diplômée de l’ENSA de Grenoble et architecte DPLG depuis 1999.
Architecte libérale puis associée, elle exerce en SARL à l’atelier ASA IDARCH.
Elle s’intéresse à l’architecture intérieure et extérieure car elle conçoit le métier à l’ancienne, et s’est spécialisée dans l’architecture de montagne.
Elle est conseillère régionale du nouveau CROA Auvergne – Rhône Alpes depuis 2017.

Elle est membre de DpA depuis 2016.

« En tant qu’architecte DPLG, installée à Megève depuis 1999, et exerçant principalement dans le secteur de montagne, dans le secteur privatif, je n’ai pu constater qu’une dégradation de mon exercice libéral.

N’ayant pas un caractère attentiste, en juillet 2017, j’ai rejoint et j’ai été élue sur la liste DpA lors des élections du CROA Auvergne Rhône Alpes.

DpA, depuis sa création, a toujours su se montrer soucieuse de l’exercice de la profession des plus petites agences qui correspond à 80 % du mode d’exercice national.

DpA est un mouvement qui a les pieds sur terre et qui agit pour lutter contre la baisse des honoraires, l’ubérisation de notre profession, la privatisation de la fabrication de nos Villes et de nos logements sociaux. L’Ordre a une responsabilité et ne peut pas se contenter de constater, simplement, tristement, ce phénomène qui, pour certains, semblerait inéluctable.

Je souhaite donc agir au sein du Conseil National de l’Ordre des Architectes pour poursuivre les efforts qui sont mis en place à travers les différents CROA. »

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Présentation de Bénédicte ARRAGON et Pierre ALBERTSON – ÉLECTIONS DU CNOA 2017

DpA , c’est une association
Ce sont aussi des candidates et des candidats pour faire bouger le Conseil National de l’Ordre des Architecte.

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Bénédicte ARRAGON

39 ans

Elle est diplômée de l’ENSA de Toulouse et architecte DPLG depuis 2005.
Architecte libérale, elle est co-gérante d’une SARL.
Elle est administratrice du CAUE 48 et adhérente de la Maison de l’Architecture de Languedoc Roussillon depuis 2013.
Elle est conseillère régionale du CROA Languedoc Roussillon depuis 2013 puis du nouveau CROA Occitanie depuis 2017.

Elle est membre de DpA depuis 2013.


« Installée dans un petit village de Lozère, mon activité s’oriente essentiellement autour de projets de marchés privés.

Depuis 2014, je suis adjointe à l’urbanisme et à l’architecture de ma commune où j’essaye de faire connaitre mon métier; de proposer une vision globale du cadre de vie ; de défendre l’application de la commande publique et surtout j’apprends à me rendre indispensable.

En 2013, je suis élue au CROA Languedoc Roussillon où je travaille principalement au sein de la commission « marchés ».

Aujourd’hui, il faut renforcer notre présence auprès de nos décideurs pour modifier des comportements qui contribuent à la « paupérisation » de notre profession. Faire le choix de la qualité architecturale et non du prix !

C’est ce défi que je souhaite porter à l’échelle nationale.  »

 


 

Pierre ALBERTSON

63 ans

Il est diplômé de l’ENSA de Bretagne et architecte HMONP depuis 2013.
Il aurait dû être architecte DPLG issu de l’ENSA de Paris Malaquais ex UP4, mais, son activité salariée en Bretagne et à Paris l’oblige à repousser sa soutenance pendant plus de 30 ans.
Il est conseiller régional du CROA Bretagne depuis 2013 et du nouveau CROA Bretagne depuis 2017.

Il est membre de DpA depuis 2013.

« Toute une vie à vouloir servir l’architecture au mieux de mes moyens, pour le mauvais élève du système : mon engagement dans DpA, cette association loi 1901, composée d’individus libres et généreux, sincères et motivés, créatifs et utopistes, était une évidence.

Notre profession est structurée et encadrée par notre Ordre qui garantit l’excellence des professionnels qui y sont inscrits. Force est de constater qu’un engagement désintéressé et sincère de ses élus, face au poids des pratiques institutionnelles, ne suffit pas à les faire évoluer suffisamment. Je souhaite, par notre créativité, que chaque élément de cette pyramide retrouve sa juste place et son légitime pouvoir de proposition. Toute cette bonne volonté doit être placée au service de notre profession.

Les Conseils Régionaux sont les témoins de l’évolution de notre profession, et donc, les plus à même d’analyser et de témoigner, de proposer et de construire, chacun dans son territoire. Il est indispensable que le travail, fait à la base, puisse être relayé et appuyé au niveau national en améliorant la communication et l’écoute dans le cadre de la conférence des régions, dont l’importance et l’utilité sont essentielles. Le rôle du Conseil National est donc bien de s’approprier les thématiques dégagées par la conférence des régions. Tous les élus que nous sommes sont là pour servir une cause unique loin des chapelles, tendance « intérêts personnels », mais au contraire, pour l’intérêt général d’une profession qui, de l’avis unanime, pourrait se porter beaucoup mieux.

L’architecte est un individu à l’exercice souvent solitaire, mais par son métier, il est créatif, novateur, rigoureux et c’est ce qu’il nous faut, nous tous élus, pour trouver de nouvelles voies. »

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Présentation de Raphaëlle SEGOND et d’Alexandre SLUSARSKI – ÉLECTIONS DU CNOA 2017

DpA , c’est une association
Ce sont aussi des candidates et des candidats pour faire bouger le Conseil National de l’Ordre des Architecte.

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Raphaëlle SEGOND

51 ans

Elle est diplômée de l’ENSA de Marseille et architecte DPLG depuis 1989.
Après avoir été chargée de projet, elle crée sa propre agence et exerce en libéral depuis 2000 à Marseille.
Elle est maitre assistante associée à l’ENSA de Marseille depuis 2007, et architecte conseil du CAUE des Bouches du Rhône depuis 2009.
Elle est élue au nouveau CROA de Provence – Alpes Côte d’Azur depuis 2017 comme vice-présidente.


« J’ai crée mon agence en 2000, à l’occasion de deux concours gagnés en co-traitance avec un architecte provençal de grande notoriété. Je signe, par la suite, des réalisations radicales en béton brut, maisons et équipements très ancrés dans le paysage, et m’implique parallèlement dans des études et conseils pour la reconversion de friches et l’aménagement urbain.

Les réalisations de l’agence sont l’aboutissement de longues histoires dans lesquelles chacun doit pouvoir s’exprimer, c’est ce que cherche l’architecte, avec la complicité de bons artisans et de bons ingénieurs, capables de produire une architecture « sur mesure ». J’ai développé, pendant huit ans, à l’Ecole d’architecture de Marseille, un enseignement du projet à partir des contraintes et des conditions de la mise en œuvre (financement, structure, normes, programme…), considérant que les architectes doivent être force de proposition dans tous les domaines.Depuis septembre 2014, je poursuis cet engagement dans l’organisation et la participation à des évènements, (colloques, tables rondes, etc.) et à la mise en place d’un réseau de savoir-faire autour de l’architecture et le conseil aux communes dans le cadre du CAUE 13.

Fraîchement élue conseillère de l’Ordre des Architectes de la région Provence – Alpes Côte d’Azur j’ai la ferme intention de mettre en valeur tous les savoir-faire qui permettent aux œuvres architecturales d’exister, pour ancrer notre métier dans une pratique collaborative, de soutenir les nouvelles pratiques de notre métier qui offrent d’autres opportunités d’expression, de mettre en place des outils qui permettent aux femmes et aux jeunes de travailler dans les mêmes conditions que les autres, et l’ambition de faire émerger de nouveaux marchés pour que les architectes aient tous du bon boulot.

C’est dans cet esprit d’ouverture aux autres, de partage des connaissances et des savoir-faire, mais également de pragmatisme que je me suis engagée dans la liste DPA. »

 


 

Alexandre SLUSARSKI

41 ans

Il est diplômé de l’ENSA de Lille et architecte DPLG depuis 2006.
Architecte libéral depuis 2006, il exerce en EIRL au Studio ASA agence péri- urbaine située à Montigny en Ostrevent.
Il est conseiller régional du CROA Nord – Pas de Calais depuis 2013 et secrétaire général adjoint du nouveau CROA Hauts de France depuis 2017.

Il est membre de DpA depuis 2012.

« Attaché à la liberté d’entreprendre, c’est donc par conviction que j’ai adhéré au projet de militer pour une juste prise en compte de la valeur du travail de l’architecte.

Je souhaite aujourd’hui continuer à porter la question du respect de l’indépendance de l’architecte auprès des pouvoirs publics, et installer la revendication d’un barème d’honoraire durablement dans le débat.
L’ordre doit prendre ses responsabilités sur ces sujets et s’obliger à être moteur dans la réhabilitation de la place de l’architecte dans la maîtrise d’œuvre publique et privée. C’est, à mon sens, un devoir aussi légitime que celui d’accompagner l’évolution des pratiques.

Notre diversité est une richesse que nous ne pouvons pas réduire à une simple compétence qu’il serait possible de marchander, sans en perdre ce qui en produit l’intérêt public. Il est important de persister à réaffirmer que l’architecte, figure indépendante du secteur, est l’outil le plus apte à produire de la « qualité architecturale ».

Je souhaite donc agir au sein du Conseil National de l’Ordre des Architectes pour renforcer ce formidable outil, et le défendre au travers des orientations de la liste DpA. »

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Présentation de Marie-Laure SCHNEIDER et de François PEYRE – ÉLECTIONS DU CNOA 2017

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Ce sont aussi des candidates et des candidats pour faire bouger le Conseil National de l’Ordre des Architecte.

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Marie-Laure SCHNEIDER

62 ans

Elle est diplômée de l’ENSA de Strasbourg et architecte DPLG depuis 1980.
Elle devient gérante de l’atelier SCHNEIDER- RUNDSTADLER et associés depuis sa création en 1981 et s’investit dans de multiples activités associatives et syndicales pour porter les valeurs qu’elle défend.
Elle est secrétaire du CROA Franche Comté de 2007 à 2008, puis vice-présidente déléguée à la formation de 2010 à 2013. Réélue, elle en est trésorière de 2013 à 2017 et responsable de la commission CSE.

Elle est membre de DpA depuis 2017.


« L’ARCHITECTURE EST EN DANGER.

La situation catastrophique des architectes français tient à la désagrégation de la valeur Architecture dans notre société. Dans un monde ou les valeurs sociales et culturelles sont laminées par le pouvoir de l’argent, le domaine de la construction, compte tenu du chiffre d’affaire qu’il représente, est devenu le terrain de chasse des grandes entreprises, des marchands de maisons individuelles ou encore de groupes de pression qui trouvent leur intérêt à multiplier les normes au service des industriels qui les initient.

L’État, quant à lui se satisfait, de la présence de quelques stars pour affirmer qu’il a bien une politique architecturale. La réalité est que son manque d’ambition pour l’architecture se traduit en chiffres : sur les 128 milliards d’euros de chiffre d’affaire du bâtiment, 54 milliards seulement concernent les architectes ! Pas étonnant que la France soit l’avant dernier pays d’Europe quant au nombre d’architectes par habitant.

C’est par et seulement par la défense de l’Architecture, valeur sociale et culturelle, que les architectes seront reconnus. La qualité de l’enseignement de l’Architecture, les conditions de son exercice, la reconnaissance de sa valeur pour tous, sont les combats que les architectes, eux- mêmes, doivent porter faute de quoi l’Architecture disparaitra ! »

 


 

François PEYRE

54 ans

Il est diplômé de l’ENSA de Paris – La Villette et architecte DPLG depuis 1991. Il est diplômé de Chaillot depuis 1993.
Il est architecte associé en SELARL depuis 1997 dans l’atelier ARCHIPAT.
Vice président de l’association des Architectes du Patrimoine de 1994 à 1998, il devient vice- président fondateur du syndicat Architecture et Patrimoine : le SYN-PA.
Il est élu conseiller régional du CROA Bourgogne de 1998 à 2001, puis vice- président de 2004 à 2010, puis président de 2013 à 2017.

« J’ai participé à toutes les réunions nationales et conférences de Régions consacrées en grande partie à la fusion des conseils régionaux et à l’organisation de l’institution ordinale. Pour :

1. Rappeler que « la création architecturale étant d’intérêt public et l’architecture expression de la Culture », il est nécessaire et légitime d’obtenir un statut d’exception culturelle nous sortant d’un système unique marchand de libre concurrence délétère pour la qualité architecturale.
Dans cette vision la nécessité d’un barème ou au moins d’un seuil minimal de rémunération est impératif, de même qu’un taux réduit de TVA (les exemples du prix du livre, des quotas en matière de cinéma ou de musique, ou de la toute récente exception agricole accordée par les instances européennes montrent que cela est possible).

2. Mettre réellement en œuvre le rééquilibrage territorial de l’institution en terme d’enseignement (une école d’architecture ou un lieu en tenant lieu dans chaque région) pour forcer au débat architectural et urbain et renouveler la profession équitablement (les régions Centre et Bourgogne-Franche-Comté, orphelines d’écoles sont celles où ce trouvent le plus faible niveau de rémunération, le plus faible taux d’architecte/habitant et la population d’architectes la plus âgée…). Le rééquilibrage territorial doit également concerner l’institution par une dotation régionale réellement adaptée aux besoins avec un socle minimum (2 permanents et un juriste hors DOM TOM).

3. Réintégrer l’actuelle HMOMP dans le circuit des études de base remis à 6 ans pour assurer la reconnaissance du diplôme à haut niveau, la réintégration du monde professionnel dans le cursus et permettre une filière de professionnalisation intégrée et/ou une filière de type doctorale.

4. Refonder le fonctionnement de l’institution par un réel équilibre CNOA/CROAs avec des choix politiques et budgétaires partagés en ce qui concerne l’institution global et définir les prérogatives du CNOA en matière de gestion et de décision en dehors du champ propre qui lui revient.

5. Intégrer les dispositions législatives relatives au champ particulier de la maîtrise d’œuvre sur les Monuments Historiques classés pour les harmoniser avec les lois sur l’architecture et MOP. »

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Présentation de Stéphanie GIRARDOT et de Jacques HESTERS – ÉLECTIONS DU CNOA 2017

DpA , c’est une association
Ce sont aussi des candidates et des candidats pour faire bouger le Conseil National de l’Ordre des Architecte.

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Stéphanie GIRARDOT

43 ans

Elle est diplômée de l’ENSA de Montpellier et architecte DPLG depuis 1999.
Elle est chargée d’opération junior en 2000 pour une SEM locale, puis architecte conseil au CAUE de La Réunion depuis 2007.
Elle est conseillère régionale du CROA La Réunion depuis 2013 et devient trésorière de 2015 à 2017 lui permettant d’être membre de la commission nationale des finances de l’Ordre.

Elle est membre de DpA depuis 2013.


« Diplômée de l’école d’Architecture de Montpellier en 1999, j’ai bénéficié, pour les deux premières années, de la présence de l’antenne de l’école de Montpellier à la Réunion. Plus sensible aux projets d’intérêts généraux et à la préservation du patrimoine, j’ai réalisé mon TPFE sur la mise en place d’une première OPAH au centre ville de Saint Denis, capitale de la Réunion.

En 2000, cet intérêt me permet de répondre à un appel à candidature de la SEM locale, et d’être retenue en tant que chargée d’opération junior en charge de l’OPAH de Saint Denis. J’ai ainsi l’opportunité de participer, pendant 6 ans, au suivi du volet d’opérations gérées au sein du service d’aménagement de la SEM, et de bénéficier de la formation professionnelle de chargée d’opération.

Mes aspirations étant cependant de me rapprocher de ma formation initiale d’architecte, je rejoins en 2007 l’équipe du CAUE de la Réunion. C’est une nouvelle époque pour le CAUE, qui étoffe ses missions de sensibilisation du grand public, en renforçant le lien direct avec la profession (réseau professionnel, formation, atelier – débat, etc.).

A titre ordinal, j’ai été élue en 2013 en me présentant, avec deux consœurs, sur la première liste DpA de la Réunion. J’ai assumé la fonction de Trésorière sur la période 2015-2017 et participé aux commissions de finance au national. Au sein du CROA, je me suis plus particulièrement positionnée sur les questions juridiques notamment en lien avec les conciliations.

Personnellement investie depuis 2 ans sur la problématique particulière de la nécessité de la présence d’un Ordre à Mayotte, je porte un regard plus critique sur le sens de ce que nous devons entreprendre en tant qu’architecte dans l’ensemble des institutions où nous représentons la profession. Quel sens par rapport à nos pratiques ? Quel sens par rapport à nos territoires ? »

 


 

Jacques HESTERS

62 ans

Il est diplômé de l’ENSA de Versailles ex UP3 et architecte DPLG depuis 1981.
Architecte libéral, il est associé dans l’agence HESTERS-OYON architectes et remporte les AJA en 1983. Enseignant « visiting » à l’ESA de 2002 à 2004.
Il est conseiller régional du CROA Ile-de-France de 2010 à 2017 et membre des commissions marchés publics et déontologie de 2013 à 2017.

Il est membre de DpA depuis 2010.

« L’Ordre, auquel j’ai participé 7 ans, assure en priorité ses missions régaliennes et promeut la diffusion de la qualité architecturale et urbaine pour l’intérêt public. Dans notre contexte sociétal en pleine évolution, je pense que l’Ordre doit aussi agir pour la défense de la profession dans son pluralisme.

Les architectes ont récemment manifesté leur défiance envers les instances ordinales par une abstention très massive aux élections régionales (plus de 80% par exemple en IdF) et il est temps de créer plus de confiance et de solidarité. Les plus jeunes d’entre nous sont motivés par de nouveaux modes d’exercices, notamment plus associatifs et participatifs, qui doivent être pratiqués dans le respect de notre déontologie, et, dans ce cadre, un chantier s’ouvre à nous pour organiser une profession plus en prise avec la société.

La situation des architectes reste problématique et les agences subissent trop souvent une commande raréfiée avec des missions partielles peu propices à la qualité architecturale. L’indépendance de l’architecte y est remise en cause, pas seulement dans le cadre des marchés globaux. Le niveau de rémunération des prestations et des missions conduit à la précarisation de la profession qu’il faut absolument endiguer.

A ce titre, le barème plancher d’honoraires (forfait ou taux horaire suivant calcul du temps passé) permettrait d’éviter les abus. L’Ordre et la Tutelle doivent inciter clairement les MOA publics à organiser des MAPA avec remise de prestations rémunérées afin que les offres soient jugées « sur compétences et sur pièces » et non plus sur le critère prix prédominant. La logique actuelle favorise le dumping des honoraires et conduit les architectes à des pratiques non déontologiques. La procédure de concours ne doit pas participer à éloigner les jeunes et les petites structures de la commande publique et les restrictions des AAPC sur références de moins de 3 ans doivent être proscrites.

Le permis d’aménager est un pas important vers des pratiques plus vertueuses par les différents corps sociaux, mais le seuil de recours à l’architecte reste une question prégnante pour l’intérêt public des paysages dans les territoires.

Je veux m’investir dans un Ordre qui permette de faciliter l’accès à la formation pour tous. L’équipement numérique des agences pour le BIM devrait pouvoir être aidé par des modes de financement adaptés et qu’il faut envisager avec les pouvoirs publics. La réintégration de la formation HMONP dans le cursus LMD réaménagé est une idée qui fait son chemin, et ce chantier, auquel je souhaite participer, s’annonce pour les instances ordinales, les ENSA et la Tutelle.
Enfin, l’Ordre lui-même est en question lorsque l’on constate qu’une grande majorité des inscrits ne participent pas aux élections en CROAS. Je veux travailler, de concert avec les conseillers nationaux et régionaux, sur une organisation plus démocratique des instances ordinales. Il faut réfléchir à des modes électifs plus adaptés au pluralisme exprimé par le vote des architectes. La question d’une cotisation plus équitable basée sur la solidarité me semble aussi d’actualité.

Si je suis élu, j’exercerai mon mandat de conseiller national avec rigueur et détermination. J’ai l’ambition de partager avec mes pairs le chantier du renouveau de notre métier et de la réforme des instances ordinales. »

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