• DpA dans la manifestation interprofessionnelle du 19 mars 2009

    compte-rendu de la réunion du 19 mars 2009

    « Se rendre compte que le monde de l’architecture avec tous les rêves et les idéaux qu’il comporte est vivant m’a fait chaud au cœur … « , nous écrivait une architecte au soir de la manifestation interprofessionnelle massive du 19 mars à laquelle une cinquantaine d’étudiants et architectes avaient participé à l’appel de DpA. Ces réactions nous encouragent à continuer la campagne de signatures sur « l’Alerte » lancée le 12 mars par DpA et qu’une délégation massive ira porter à l’Ordre.
    Parmi les réponses reçues, un confrère réclame « un accès à la commande publique pour tous » et s’inquiète de ce que « ce soit toujours les mêmes architectes, les mêmes grosses agences qui soient retenus à ces concours« .
    Bien évidement DpA fait sienne cette exigence et considère qu’elle devrait être celle de toutes les organisations professionnelles, au premier chef de l’Ordre des Architectes.
    Le fait qu’il n’en soit pas ainsi n’est-il pas à mettre en rapport avec les efforts prodigués par ces mêmes institutions pour convaincre la profession qu’il n’y a d’autre choix que d’adapter le contingente-ment de celle-ci à la réalité de la commande dont on constate la réduction drastique sous prétexte de la crise ?

    N’est-ce pas là l’explication des encouragements à embrasser « les métiers de l’architecture » pour ne pas avoir à exercer celui d’architecte dont la finalité est de construire.
    Par ailleurs la question du logement, et du logement du plus grand nombre en particulier, ne relève-t-elle pas d’un problème de société auquel les architectes ont toujours été traditionnellement sensibles.
    Ce sont ces questions que DpA veut aller porter, et poser, à l’Ordre des Architectes dont la mission devrait être de réclamer ce plan massif de relance du logement social assorti d’une répartition de la commande publique pour tous.

  • Retour au barème ?

    30% des agences d’architecture en redressement judiciaire ou devant théoriquement en relever, informe le président de l’Unsfa dans le Moniteur du 12 février 2010.
    En cause, le dumping suicidaire auquel se livreraient de nombreux architectes.
    En cause, certains maîtres d’ouvrages institutionnels qui  profiteraient de cette situation pour accepter des rabais d’honoraires allant jusqu’à 50%.
    Est-ce aussi simple ?

    Depuis longtemps DpA dénonce une situation qui s’aggrave dangereusement dans un contexte de crise économique.
    Depuis longtemps DpA dénonce une situation dans laquelle la suppression progressive de toute notion de barème avait déjà provoqué une baisse généralisée des honoraires, baisse aujourd’hui accentuée par celle des montants de travaux servant d’assiette au calcul des rémunérations de maîtrise d’œuvre. (suite…)

  • Eurocompatibles ?

    compte-rendu du débat organisé par le CROAIF sur la directive services (8 déc. 2009)

    Le 8 décembre dernier, devant une salle comble, le Croaif organisait un important débat sur la Directive Services. A la tribune, à laquelle participait DpA, l’unanimité était acquise contre les  dangers que la transposition de cette Directive fait courir aux architectes. On ne peut qu’être surpris de certaines conclusions comme celle du Cnoa qui déclare « oui à la transposition pourvu qu’elle garantisse l’indépendance des architectes » comme si ces deux termes n’étaient pas antinomiques. Alors que pour la première fois l’ensemble des organisations, syndicats, associations se retrouvaient derrière la même tribune, l’occasion ne nous était-elle pas donnée de mobiliser une profession qui n’en peut plus et n’aspire qu’à la résistance ? (suite…)

  • « la profession est aux abois »

    « La profession est aux abois », ne craint pas d’affirmer le patron d’une des plus grosses agences françaises au journal Le Monde du 2 novembre 2009 qui pour la première fois, dans un article qui fera date et circule largement, lève un coin du voile sur ce qu’on ne peut plus continuer à masquer et titre « les petites agences d’architecture sont menacées».

    Pourquoi ce constat aujourd’hui, lorsque chacun sait que ce mouvement qui s’accélère avec la crise est cependant engagé depuis longtemps que ce soit avec les réformes successives de déréglementation de la profession, en premier lieu l’abandon d’un barème, ou la diminution progressive de la commande publique, en particulier dans le logement social avec l’abandon de « l’aide à la pierre ». Serait-ce parce qu’on arrive au bout de ces réformes avec l’instauration récente des contrats de partenariats auxquels il ne manquait que la Directive Services pour permettre l’intégration au processus de quelques agences, au prix de la perte de leur indépendance.S’agit-il de convaincre le reste, c’est-à-dire la quasi-totalité des architectes de la nécessité de « s’adapter » à la situation qui en résulte, au nom du « réalisme » ? (suite…)

  • La crise ? Mais que propose l’Ordre d’Ile-de-France ?

    Tout le monde le ressent, la profession vit des heures graves.
    Les rumeurs de fermetures d’agences, de licenciements,  sans qu’il soit possible d’en vérifier toute l’étendue, développent un climat où chacun se demande qui a encore du travail, et pour combien de temps.
    Le jeune diplômé à la recherche d’un emploi salarié pour obtenir son HMO ne comprend pas qu’on le détourne délibérément de ce pourquoi il est rentré dans une école d’architecture. (suite…)

archi.dpa@gmail.com
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