Après l’assemblée de DpA du 4 déc. 2010 aux Récollets

Compte rendu de l’AG du 4 décembre 2010

31 participants, 25 cartes d’adhésion, 500 € récoltés, ce 4 décembre pour la première réunion de DpA après les élections à l’Ordre. Le débat a été riche et les interventions nombreuses :

  • Une jeune architecte : « On est architectes depuis trois générations, j’ai une vision de ce métier à toutes les échelles. A une époque pratiquer l’architecture était un plaisir. Il n’y a pas de petite architecture, mais de l’architecture. C’est un beau métier, d’ailleurs n’est-ce pas l’architecte qui est assis à droite de l’empereur. Nous nous interrogeons : l’Ordre en quoi défend-il le métier d’architecte en France. Un ancien président de l’Ordre m’a dit ne pas être d’accord avec le terme : défendre la profession. L’ Ordre n’est peut-être pas un syndicat mais il doit défendre la possibilité pour l’architecte de jouer un véritable rôle public, que ce soit avec une maison individuelle ou un équipement et il doit pouvoir y avoir des architectes de toutes les tailles. Avec DpA, pour la première fois nous nous sommes dit, peut-être avec ces gens là y a-t-il quelque chose à faire. Maintenant nous vous posons la question : en quoi vos actions peuvent-elles changer quelque chose ? « 
  • Un autre du 93 : « Nous vivons une catastrophe, il y a vraiment urgence. Quand DpA est apparue, on s’est dit, ça commence à bouger. Les élus de DpA ne feront rien si on ne les pousse pas à faire. Il va bien falloir leur donner de la matière pour avancer. Actuellement il y a une faillite, c’est sans retour. Il faut un vrai débat sur le fond. Les cotisations comme d’autres points, ce sera secondaire par rapport à la prise de position sur le fond »
  • Un élu de DpA : « Les 170 m2, même dans Mouvement certains sont pour.  Ca peut faire consensus, donner du poids. Toute création de surface = un architecte. Le problème social demeurera, car une maison à 100 000 € coûtera 110 000 € avec un architecte, mais c’est au gouvernement de régler cette question. Il faut lancer une pétition pour que soit aboli le seuil des 170 m2. Si on porte une pétition de ce type, cela donnera du souffle à DpA. Le département du 93 n’a plus les moyens de financer ses collèges et a décidé d’en traiter la moitié en PPP. Le premier tour des élections a été un électrochoc, et il semble que le président du Croaif en ait pris la mesure, ayant indiqué qu’il n’y a pas que les missions régaliennes à gérer, mais des questions de sociétés à résoudre. Un architecte est jeune jusqu’à la mort, le gouvernement recule devant la jeunesse, alors allons-y ».
  • Un jeune architecte : « les 170 m2, c’est le truc de base, notamment pour les jeunes architectes. Il faut remettre les architectes au centre de la société française. Les formations : encore faut-il qu’on puisse les payer. Le DPLG, soit «diplômé par le gouvernement», cela avait un sens. Aujourd’hui dans HMONP, le mot gouvernement n’apparaît même plus. La qualité d’usage, seuls les architectes peuvent l’apporter. Rien n’est immuable. Rien ne doit nous empêcher de revenir à ce qui nous a fait commencer ce métier ».

D’autres interventions ont insisté sur le montant des cotisations, tandis que le bureau de DpA a proposé d’organiser à la rentrée un calendrier de réunions consacrées à des thèmes précis, comme le barème, les PPP, les CPE, la HMONP, les cotisations, et dans un premier temps a fait part d’une initiative en direction du Président du Croaif de rédiger une adresse au nouveau Président du Cnoa suite aux éléments alarmants sur la profession rapportés par l’Ifop à la suite d’une enquête commandée par le Cnoa. Lecture a été faite d’un projet de lettre proposé au Président du Croaif, projet auquel il a été décidé de rajouter l’exigence de la suppression du seuil des 170 m2 comme mesure immédiate pouvant libérer un secteur de la commande architecturale qui échappe aux architectes. Si l’un des participants a regretté : « pour moi ce n ‘est pas assez concret, les 170 m2 ce n’est rien, d’ailleurs je vais vous écrire », un ancien élu de l’Ordre pour sa part s’est exclamé: « Croyez-en mon expérience, 30 personnes présentes aujourd’hui, c’est absolument formidable ».

Le 13 janvier prochain aura lieu aux Récollets l’assemblée annuelle des architectes d’Ile-de-France ainsi que la présentation des vœux par le Président du Croaif, c’est l’occasion pour les architectes de venir nombreux et faire valoir leurs exigences contenues dans le projet d’adresse au Cnoa ci-joint.

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