Présentation de Marie-Laure SCHNEIDER et de François PEYRE – ÉLECTIONS DU CNOA 2017

DpA , c’est une association
Ce sont aussi des candidates et des candidats pour faire bouger le Conseil National de l’Ordre des Architecte.

INTERVIEWS

Marie-Laure SCHNEIDER

62 ans

Elle est diplômée de l’ENSA de Strasbourg et architecte DPLG depuis 1980.
Elle devient gérante de l’atelier SCHNEIDER- RUNDSTADLER et associés depuis sa création en 1981 et s’investit dans de multiples activités associatives et syndicales pour porter les valeurs qu’elle défend.
Elle est secrétaire du CROA Franche Comté de 2007 à 2008, puis vice-présidente déléguée à la formation de 2010 à 2013. Réélue, elle en est trésorière de 2013 à 2017 et responsable de la commission CSE.

Elle est membre de DpA depuis 2017.


« L’ARCHITECTURE EST EN DANGER.

La situation catastrophique des architectes français tient à la désagrégation de la valeur Architecture dans notre société. Dans un monde ou les valeurs sociales et culturelles sont laminées par le pouvoir de l’argent, le domaine de la construction, compte tenu du chiffre d’affaire qu’il représente, est devenu le terrain de chasse des grandes entreprises, des marchands de maisons individuelles ou encore de groupes de pression qui trouvent leur intérêt à multiplier les normes au service des industriels qui les initient.

L’État, quant à lui se satisfait, de la présence de quelques stars pour affirmer qu’il a bien une politique architecturale. La réalité est que son manque d’ambition pour l’architecture se traduit en chiffres : sur les 128 milliards d’euros de chiffre d’affaire du bâtiment, 54 milliards seulement concernent les architectes ! Pas étonnant que la France soit l’avant dernier pays d’Europe quant au nombre d’architectes par habitant.

C’est par et seulement par la défense de l’Architecture, valeur sociale et culturelle, que les architectes seront reconnus. La qualité de l’enseignement de l’Architecture, les conditions de son exercice, la reconnaissance de sa valeur pour tous, sont les combats que les architectes, eux- mêmes, doivent porter faute de quoi l’Architecture disparaitra ! »

 


 

François PEYRE

54 ans

Il est diplômé de l’ENSA de Paris – La Villette et architecte DPLG depuis 1991. Il est diplômé de Chaillot depuis 1993.
Il est architecte associé en SELARL depuis 1997 dans l’atelier ARCHIPAT.
Vice président de l’association des Architectes du Patrimoine de 1994 à 1998, il devient vice- président fondateur du syndicat Architecture et Patrimoine : le SYN-PA.
Il est élu conseiller régional du CROA Bourgogne de 1998 à 2001, puis vice- président de 2004 à 2010, puis président de 2013 à 2017.

« J’ai participé à toutes les réunions nationales et conférences de Régions consacrées en grande partie à la fusion des conseils régionaux et à l’organisation de l’institution ordinale. Pour :

1. Rappeler que « la création architecturale étant d’intérêt public et l’architecture expression de la Culture », il est nécessaire et légitime d’obtenir un statut d’exception culturelle nous sortant d’un système unique marchand de libre concurrence délétère pour la qualité architecturale.
Dans cette vision la nécessité d’un barème ou au moins d’un seuil minimal de rémunération est impératif, de même qu’un taux réduit de TVA (les exemples du prix du livre, des quotas en matière de cinéma ou de musique, ou de la toute récente exception agricole accordée par les instances européennes montrent que cela est possible).

2. Mettre réellement en œuvre le rééquilibrage territorial de l’institution en terme d’enseignement (une école d’architecture ou un lieu en tenant lieu dans chaque région) pour forcer au débat architectural et urbain et renouveler la profession équitablement (les régions Centre et Bourgogne-Franche-Comté, orphelines d’écoles sont celles où ce trouvent le plus faible niveau de rémunération, le plus faible taux d’architecte/habitant et la population d’architectes la plus âgée…). Le rééquilibrage territorial doit également concerner l’institution par une dotation régionale réellement adaptée aux besoins avec un socle minimum (2 permanents et un juriste hors DOM TOM).

3. Réintégrer l’actuelle HMOMP dans le circuit des études de base remis à 6 ans pour assurer la reconnaissance du diplôme à haut niveau, la réintégration du monde professionnel dans le cursus et permettre une filière de professionnalisation intégrée et/ou une filière de type doctorale.

4. Refonder le fonctionnement de l’institution par un réel équilibre CNOA/CROAs avec des choix politiques et budgétaires partagés en ce qui concerne l’institution global et définir les prérogatives du CNOA en matière de gestion et de décision en dehors du champ propre qui lui revient.

5. Intégrer les dispositions législatives relatives au champ particulier de la maîtrise d’œuvre sur les Monuments Historiques classés pour les harmoniser avec les lois sur l’architecture et MOP. »

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