Voter DpA, c’est résister ! – Publication de la feuille DpA #18

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L’édito de la Feuille #18
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« Je m’adresse à tous les architectes qui ont encore un sens commun et confraternel de notre métier ainsi qu’une éthique déontologique. »

 

Chers confrères, chères consœurs, en me présentant aux élections du Conseil Régional d’Île de France sur la liste de DpA « Défense profession Architecte », je m’adresse à tous les architectes qui ont encore un sens commun et confraternel de notre métier ainsi qu’une éthique déontologique.

Le titre d’Architecte DPLG ou HMONP n’est pas un titre de pacotille ou d’opérette.
C’est un noble métier que nous n’avons pas choisi par hasard et que nous devons faire respecter si les différentes vagues successives d’élus à l’Ordre en ont été incapables.
Qui serions-nous si nous n’avions pas de convictions et de réflexion face au démantèlement de notre profession ?

Je me souviens avoir fait de passionnantes études d’architecture englobant de nombreuses disciplines aux dimensions artistiques, scientifiques, historiques, sociales et culturelles.
Je me souviens avoir engagé tout mon être et mon temps afin d’acquérir le «Diplôme d’Etat DPLG » dans une Ecole Publique.

Mais aujourd’hui, je me demande à quoi sert ce Diplôme d’Architecture si chèrement conquis et je me sens véritablement trahi.
Les formations sont devenues obligatoires pour les architectes et si nous ne nous formons pas, nous risquons la radiation ?
Mais quel est donc cette nouvelle injustice ? Car dans le même temps n’importe qui peut s’improviser « constructeur », sans aucun diplôme, aucun suivi et peut construire jusqu’à 150 m2.
Si nous devons nous former de manière si draconienne alors que nous avons déjà un diplôme d’Etat, que nous supportons des responsabilités et des charges énormes, nous demandons en retour l’abandon et la réécriture de la loi permettant à n’importe qui d’avoir le droit de construire sans architecte jusqu’à 150 m2.
Nous demandons la revalorisation de notre diplôme chèrement gagné et de notre métier pour que seuls les architectes diplômés et suivant des formations obligatoires puissent construire en France.

Nous avons, pour la plupart, été diplômés par des Universités Publiques d’Architectures dites « Unités Pédagogiques d’Architecture ».
Mais aujourd’hui force est de constater que le métier d’Architecte devient un métier élitiste que bientôt seuls les plus riches pourront exercer lorsque l’on fait les comptes.
Nous ne sommes pas contre les Formations et nous les souhaitons même…

En revanche, les tarifs prohibitifs des formations représentent un véritable obstacle et un traitement élitiste par l’argent. Nous ne pouvons l’accepter.
Je constate aussi que des sociétés privées qui fournissent les logiciels informatiques font de plus en plus la loi dans notre métier et pourront à terme nous empêcher de travailler si nous ne possédons pas la dernière mise à jour qu’on veut maintenant nous forcer à louer.

Quel chef d’entreprise, car l’architecte est aussi un chef d’entreprise, peut décemment accepter qu’on lui mette le couteau sous la gorge sans réagir ?
Quand allons-nous nous fédérer pour combattre et contrer cela afin de dicter nos propres conditions et changer ces règles du jeu unilatérales afin que que nous cessions d’être pris pour des vaches à lait ?

Notre métier est devenu un métier « d’intermittents du spectacle » mais sans les avantages. En ce qui concerne les cotisations sociales écrasantes qui nous sont sans cesse réclamées, nous devons nous fédérer pour faire poids face à la CIPAV et au RSI par exemple.
De même, nous réclamons un retour à des barèmes pour mettre fin à cette foire d’empoigne, à ce dumping anxiogène dans lequel les Maîtres d’Ouvrage ne se retrouvent plus car la déréglementation est source de désordre et d’incompréhension générale.

Je me souviens être allé à une réunion au Conseil Régional de l’Ordre des Architectes en Ile-de-France au Couvent des Récollets dont les débats étaient menés par des membres de « Mouvement ».
Lorsque j’ai évoqué le fait que j’avais des amis Architectes qui n’arrivaient pas à se faire payer et à vivre correctement de notre métier car il n’y avait plus de barèmes de références ; au lieu de saisir la détresse de ces confrères, il m’a été répondu sérieusement : « Change d’amis »…
Réponse ironique et nauséabonde.

On trouve des agences d’architecture de toutes tailles. Mais qui a le droit d’estimer si tel ou tel architecte pourra travailler et l’autre non ? Les petites agences sont aussi utiles que les grosses agences pour une société civile équilibrée.
Il faut stopper l’infantilisation des architectes et le démantèlement programmé de notre profession.

Notre métier connaît une véritable détresse et je cite une consœur architecte qui m’écrivait:

« Je trouve cela terriblement cruel que l’ordre années après années publie les chiffres de la profession où il est indiqué qu’au moins 1/3 de la profession est laissé pour compte (diagramme des rémunérations) sans même un commentaire à ce sujet, ni une action à envisager, comme si ce tiers de la profession soit 10000 personnes était des looser, des incapables et ne mériteraient pas la moindre réflexion particulière à leur égard pour essayer de faire s’inverser ces courbes ».

Pour toutes ces raisons non exhaustives, je me retrouve dans la liste de DpA, « Défense profession Architecte ». Donc si vous souhaitez être mieux défendus, votez DpA !

En AURA,
En IDF,
En OCCITANIE,
En PACA,
Votez pour tous les candidats des listes DpA-RÉSISTER !

Jean-Paul BARNAUD
Candidat DpA en Ile-de-France

2017 - DpA IdF - Portrait Candidat - 2 tiers - BARNAUD Jean-Paul - 2

Plateforme de vote 2017

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