• La Parole aux jeunes Architectes – Publication de La Feuille DpA #13

    Voir la feuille DpA n°13

    et l’article du Moniteur de Jacques Franck DEGIOANNI sur la Feuille Dpa n°13 de juillet 2016

    lire http://www.lemoniteur.fr/article/defense-profession-architecte-dpa-donne-la-parole-aux-jeunes-praticiens-32636468

    C’est une trentaine d’architectes au total qui a acceptĂ© de tĂ©moigner pour « La Feuille » de juillet de DĂ©fense Profession Architecte (DPA). On y relĂšve une rĂ©elle diversitĂ© de parcours, d’approches et de situations, les interviewĂ©s Ă©tant issus des diffĂ©rentes Ă©coles franciliennes (en majoritĂ©, Paris-Val-de-Seine) mais aussi de rĂ©gions (Toulouse, Grenoble, Strasbourg, etc. Architectes diplĂŽmĂ©s d’Etat (ADE), HabilitĂ©s Ă  la maĂźtrise d’oreuvre en son nom propre (HMONP), DiplĂŽmĂ©s par le Gouvernement (DPLG) – la rĂšgle Ă©tait d’avoir moins de 40 ans – salariĂ©s en agence ou dans la fonction publique, exerçant en tant qu’auto entrepreneurs, libĂ©ral ou en sociĂ©tĂ©. Les femmes architectes ont rĂ©pondu majoritairement (72%).

  • Le Conseil des Architectes d’Europe exprime son soutien Ă  l’Allemagne pour le maintien de son barĂšme d’honoraires

    Alors que l’Etat fĂ©dĂ©ral allemand vient d’informer la Commission europĂ©enne qu’il n’abrogera pas les barĂšmes d’honoraire des architectes et ingĂ©nieurs (‘HOAI’), les organisation membres du Conseil des Architectes d’Europe (CAE) expriment leur soutien Ă  l’Allemagne.

    Le 19 mai 2016

    Lors de la derniĂšre AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale du CAE (22-23 avril 2016), les Organisations Membres du CAE ont discutĂ© des barĂšmes d’honoraire des architectes dans une perspective europĂ©enne et ont apporté un large soutien Ă  la HOAI allemande qu’elles considĂšrent comme un outil dans l’intĂ©rĂȘt des clients, des autoritĂ©s publiques et des pouvoirs adjudicateurs, ainsi qu’un vecteur de qualitĂ© dans l’environnement bĂąti.

    lire la suite bareme archi en Allemagne

    Lire DpA -Aux architectes allemands-V2

  • Comment « Reinventer Paris » au mĂ©pris des architectes et de la commande publique ? – COMMUNIQUE DpA

    Alors que la profession se trouve confrontĂ©e Ă  une baisse de la commande publique et privĂ©e et que les conditions de rĂ©munĂ©ration des architectes font l’objet d’un dumping unanimement dĂ©noncĂ© en l’absence de tout encadrement lĂ©gal des honoraires,

    Alors que le code des marchés publics et la loi MOP sont de plus en plus contournés et remis en cause,

    Alors que la privatisation de la maitrise d’ouvrage publique ne fait que se gĂ©nĂ©raliser au travers des contrats globaux et autres PPP et SEMOP et que les offices publics de l’habitat doivent s’en remettre Ă  la promotion privĂ©e pour produire du logement social en VEFA,

    Alors que la dĂ©marche de la ville de Paris pour « rĂ©inventer Paris » aurait pu ĂȘtre l’occasion d’une large consultation publique faisant appel aux architectes qui ont prouvĂ© leur motivation et leur disponibilitĂ© Ă  se mobiliser pour les enjeux architecturaux et urbains,

    Alors que les discours sur les stratĂ©gies nationales pour l’architecture (SNA) prĂ©tendent en vain valoriser la place de l’architecte dans l’acte de construire,

    DpA s’associe Ă  tous ceux qui ont condamnĂ© la vaste opĂ©ration de communication « reinventer Paris » qui a sans vergogne fait travailler des centaines d’équipes d’architectes sans en rĂ©munĂ©rer la plupart et qui a ouvertement bafouĂ© la place prĂ©pondĂ©rante de la maitrise d’ouvrage publique en contournant la loi MOP et le code des marchĂ©s publics.

  • REINVENTER PARIS : LE PIEGE DESENCADRE

    De nombreux articles de presse et des rĂ©actions d’architectes depuis la promulgation des rĂ©sultats de la consultation lire

    Une exposition au pavillon de l’Arsenal toujours aussi imbuvable….quelle prĂ©sentation soignĂ©e…lire

    Quelques liens…

    interview Pablo KATZ dans Construire n°23 L’UN DES LAURÉATS DE «RÉINVENTER PARIS »

    Le Canard EnchainĂ© 3 fev 2016 p3: « les chouchous d’Hidalgo gagnent le gros lot » H.L.

    Le Monde 4 fev 2016 p19 « 22 nuances de vert pour la capitale » F.E. & J.P.

    TELERAMA « Reinventer Paris » ou le piÚge des architectes. Luc Lechatelier  allez sur le blog archi et lire aussi

    L’interview de Catherine Jacquot prĂ©sidente du CNOA, le bla bla bla…

    Le courrier de l’architecte n°234 3 fev 2016 « Reinventer Paris » Vous reprendrez bien un peu de salade

    Le courrier de l’architecte n° 236 RĂ©inventer Paris, le hasard fait quand mĂȘme (trĂšs) bien les choses, place d’Italie

    et  RĂ©inventer Morland…

    et aussi RĂ©inventer Paris, une cabale contre l’Ordre ?

    Jean-Louis Missika rĂ©pond Ă  la polĂ©mique sur RĂ©inventer Paris …. anguille sous roche LE MONITEUR ?

  • Table ronde sur « la rĂ©munĂ©ration des architectes » organisĂ©e par DpA le 09/01/2015

    Emilie Bartolo architecte élue au CROAIF, présidente de DpA
    Olivier De Certeau architecte, élu au CROAIF sur liste DpA
    Invités :
    Sabine Fournal architecte, secrĂ©taire nationale de l’UNSFA (Union nationale des syndicats français d’architectes
    Olivier ArĂšne ex secrĂ©taire GĂ©nĂ©ral du syndicat de l’architecture, conseiller ordinal Ă©lu sur liste « Mouvement » au CROAIF
    Pascal Quintard Hofstein président de la SFA, enseignant à Paris-la Villette

    AprĂšs la prĂ©sentation de la tribune, la prĂ©sidente de sĂ©ance Emilie Bartolo rappelle que cette question des rĂ©munĂ©rations suscite un grand intĂ©rĂȘt dans la profession.

    lire l’article Table ronde-DpA 09.01.16 

    En témoignent les trÚs nombreux messages qui lui sont parvenus :

    lire quelques contributions a la Table ronde

  • CNOA – Ensemble pour l’excellence de l’habitat individuel !

    Le projet de Loi CAP votĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale prĂ©voit l’abaissement du seuil de recours obligatoire Ă  l’architecte Ă  150mÂČ. Cette mesure qui rĂ©tablit l’Ă©quilibre prĂ©valant avant 2012 suscite pourtant quelques contestations. « Les architectes travailleront toujours avec les entreprises pour construire une maison ! », explique Catherine Jacquot. « N’est-il pas de l’intĂ©rĂȘt de tous de bĂ©nĂ©ficier de territoires mieux amĂ©nagĂ©s et de maisons de meilleure qualité ? »

    Le 10 novembre 2015

    Histoire d’un seuil :

    Jusqu’en 2011, un particulier construisant pour lui-mĂȘme pouvait dĂ©poser un permis de construire sans recours Ă  un architecte si la surface de la maison n’excĂ©dait pas 170mÂČ de surface hors Ɠuvre nette (SHON) ; puis pour encourager une meilleure isolation des bĂątiments, un nouveau calcul a créé la surface de plancher qui exclut la surface des murs de la surface totale. Cependant le seuil de recours Ă  l’architecte par le dĂ©cret du 7 mai 2012, est restĂ© Ă  170mÂČ augmentant de fait le seuil de recours obligatoire Ă  l’architecte

    De fait, comme le prĂ©cise Patrick Bloche dans son rapport sur la crĂ©ation architecturale, « mĂȘme s’il n’existe pas de correspondance fixe entre la SHON et la surface de plancher, puisque cela dĂ©pend de la configuration du bĂątiment, on estime que l’impact peut aller jusqu’à 15 % de la superficie ».

    Quelques chiffres :

    Selon le Commissariat gĂ©nĂ©ral au dĂ©veloppement durable (1),  citĂ© dans son rapport par Patrick Bloche, en 2012, « seules 5 % des maisons pour lesquelles un permis a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© cette annĂ©e-lĂ , avaient pour maĂźtre d’Ɠuvre un architecte ; les constructeurs de maisons individuelles reprĂ©sentaient 53 % de ce marchĂ©, tandis que 29 % de ces logements Ă©taient construits directement par leurs propriĂ©taires ».

    Selon DĂ©veloppement Construction, spĂ©cialiste des Ă©tudes de marchĂ© dans le secteur du bĂątiment, la maison neuve type dispose d’une surface moyenne de 131 mÂČ.

    Enfin, selon le rapport de de la mission conjointe mandatée respectivement par les ministÚres du logement et de la Culture (2) les constructeurs de maisons individuelles occupent 59 % du marché au-dessous du seuil, et 38 % au-dessus du seuil

    Quant aux architectes, ils occupent, en mission complÚte,  3 % du marché au-dessous du seuil et 13 % au-dessus.

    AprĂšs avoir analysĂ© le marchĂ© de la maison individuelle, la qualitĂ© technique des maisons ainsi que la maniĂšre dont les permis de construire Ă©taient instruits, la Mission s’est prononcĂ©e trĂšs clairement en faveur d’une simplification du calcul seuil de surface et Ă  l’abaissement de celui-ci Ă  150 mÂČ de surface de plancher, pour compenser  les effets du dĂ©cret du 7 mai 2012.

    En particulier, les auteurs du rapport ont estimĂ© qu’un seuil fixĂ© Ă  150 m2 de surface de plancher  permet de « rester dans les Ă©quilibres d’origine » et de « respecter les exigences de la RT 2012, sans augmenter les coĂ»ts de construction ».

    Alors pourquoi tant d’acharnement ?

    Les architectes travailleront toujours avec les entreprises pour construire une maison ! En quoi l’intervention d’un professionnel compĂ©tent peut-elle engendrer un tel hallali ?

    N’est-il pas de l’intĂ©rĂȘt de tous de bĂ©nĂ©ficier de territoires mieux amĂ©nagĂ©s et de maisons de meilleure qualité ? Comment se fait-il que tant d’acteurs de l’acte de construire s’imaginent pouvoir impunĂ©ment se passer d’architectes pour concevoir des maisons ou des lotissements ?

    Quels intĂ©rĂȘts cela sert-il ? SĂ»rement pas l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ! Il suffit de regarder ce que sont devenus en 40 ans les pĂ©riphĂ©ries des bourgs et des villes en France : alors que les centres sont Ă  l’abandon, on couvre les terres agricoles et naturelles d’ensembles stĂ©rĂ©otypĂ©s : maisons implantĂ©es au milieu de leur parcelle desservies par les voies en raquette. ..

    On ne peut se rĂ©signer Ă  cela ! L’habitat est un bien culturel au moins autant qu’économique et sa valeur patrimoniale est le bien commun de tous les citoyens.

    Cessons de rĂ©pandre des chimĂšres, et Ɠuvrons, chacun pour notre part, en faveur de la qualité !

    Pour transformer et rĂ©nover l’amĂ©nagement des territoires, l’architecte ne peut en aucun cas agir seul. Tous les acteurs de l’acte de construire – paysagistes, bureaux d’études, entreprises et artisans –  doivent s’engager dans cette dĂ©marche de fabrication de ces quartiers d’habitation que sont les lotissements de maisons individuelles.

    Au lieu de vouloir sauvegarder des pratiques d’un autre temps, saisissons ensemble la nĂ©cessitĂ© de la mutation de l’écosystĂšme de toute la filiĂšre bĂątiment pour concevoir et amĂ©nager autrement nos bourgs et nos villes.  Le vĂ©ritable enjeu est lĂ , les Ă©lus des collectivitĂ©s territoriales et les parlementaires le savent.

    Catherine Jacquot, le 10 Novembre 2015

    (1)« Le prix des terrains à bùtir en 2012 », Observation et statistiques, n° 473, décembre 2013

    (2) S. Arnaud, H. Dupont, J-Y Le Corre, R. Klein, L’évaluation des impacts de la rĂ©forme du calcul de la surface de plancher sur le seuil dispensant du recours obligatoire Ă  l’architecte, septembre 2013.

  • Raisons pour lesquelles nous n’avons pas signĂ© le communiquĂ© initiĂ© par le CNOA sur la loi CAP.

    Le CNOA a proposĂ© Ă  toutes les organisations et associations professionnelles d’architectes la signature d’un texte (lien ci-aprĂšs) publiĂ© ce jour dans la presse.

    Bien que nous restions trĂšs attachĂ©s Ă  engager une dĂ©marche collective pour la dĂ©fense de l’architecture et des architectes au moment oĂč se discute un projet de loi sur la crĂ©ation architecturale, le collectif DpA n’a pas Ă©tĂ© signataire de ce texte sur lequel nous avons eu un dĂ©bat au sein de notre collectif.

    Comment ne pas soutenir certaines revendications que contient ce texte comme la soumission des offices publics de l’habitat au code des marchĂ©s publics, proposition que nous avions nous mĂȘme suggĂ©rĂ©e.
    De mĂȘme nous avons, en son temps, soutenu la pĂ©tition du CNOA pour que le seuil de recours Ă  l’architecte ne soit pas aggravĂ© et reste fixĂ© au maximum Ă  150m2 de SDP, bien que nous restions attachĂ©s au respect de la loi de 1977 qui stipule que :
    « Quiconque dĂ©sire entreprendre des travaux soumis Ă  une autorisation de construire doit faire appel Ă  un architecte pour Ă©tablir le projet architectural faisant l’objet de la demande de permis de construire ». Cette disposition devrait Ă©galement concerner « tous » les permis d’amĂ©nager. Les seuils fixĂ©s par dĂ©cret sont bien un contournement de l’esprit de la loi.

    Quant au permis déclaratif en dessous des seuils, ne représente-t-il pas une dérive dangereuse :

    • vers la perte de sens du permis de construire, qui est encore la seule chose qui nous reste,  anticipant la fin de l’instruction des permis de construire.
    • vers la signature de complaisance dĂ©noncĂ©e par la profession, car comment caractĂ©riser
      autrement la signature de l’architecte qui n’aura d’autre objet que de faire « gagner du temps sur une procĂ©dure », d’autant plus que ce permis n’est pas conditionnĂ© par une mission complĂšte de l’architecte. (mesure N°18)

    On ne peut que regretter que plusieurs autres propositions formulées par les organisations
    professionnelles comme « rĂ©flĂ©chir Ă  l’instauration d’un barĂšme » (UNSFA) ou « sortir le bĂątiment des PPP »(CNOA) ou certaines mesures issues des commissions de la SNA n’aient pas Ă©tĂ© retenues comme par exemple « la suppression du seuil de 170m2 pour les maisons individuelles » (mesure d16) ou « imposer un architecte pour tout permis d’amĂ©nager ou de lotissement au-delĂ  de deux lots » (mesure d17)

    Nous respectons les efforts faits par P.Bloche pour dĂ©fendre la « crĂ©ation architecturale » et porter certaines propositions des organisations professionnelles et des commissions de la SNA, mais force est de constater le peu de marge de manoeuvre dans un contexte de rĂ©duction des dĂ©penses publiques et de crise du BTP. 0n ne peut que constater qu’il y a peu d’avancĂ©es sur les questions essentielles qui sont le fondement de notre collectif comme :

    • la suppression des seuils dĂ©rogatoires Ă  la loi,
    • les contrats globaux contraires Ă  la dĂ©ontologie des architectes,
    • l’absence de tout barĂšme de rĂ©munĂ©ration qui conduit au dumping sur les honoraires,
    • ou sur la situation insupportable des diplĂŽmĂ©s en architecture qui ne peuvent exercer le mĂ©tier d’architecte.

    C’est pourquoi il nous a Ă©tĂ© difficile de nous associer sans dĂ©battre Ă  un texte qui indique que « le rapport Bloche a Ă©tĂ© unanimement saluĂ© » ce qui est vrai pour son analyse et ses constats sur l’état de la profession et de la qualitĂ© de l’architecture, mais dont les propositions ne rĂ©pondent aucunement aux attentes de la profession unanimement considĂ©rĂ©e comme en grande difficultĂ©.

    Au-delĂ  des batailles d’amendements qui seront ou pas retenus dans le texte de loi, nous restons convaincus que nous ne pourrons pas faire l’économie d’une mobilisation unie de la profession avec ses organisations et associations professionnelles pour se faire entendre auprĂšs des pouvoirs publics qui semblent avoir bien d’autres prioritĂ©s que la dĂ©fense de l’architecture et des architectes.

    lire le communique du CNOA loi CAP 5 oct 2015

  • prĂ©sentation du projet de loi « LibertĂ© de crĂ©ation, architecture et patrimoine »

    Discours de Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication,

    prononcĂ© Ă  la tribune de l’AssemblĂ©e nationale, lundi 28 septembre 2015

    lire la suite

  • L’obligation du recours Ă  l’architecte renforcĂ©e dans le projet de loi CrĂ©ation, architecture et patrimoine

    M.-D. A. (avec AFP) – AFP – PubliĂ© le 18/09/15 Ă  11h25 – Mis Ă  jour le 21/09/15 Ă  12h46

    Les 16 et 17 septembre, la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’AssemblĂ©e nationale a introduit un certain nombre de dispositions supplĂ©mentaires dans le projet de loi. Les obligations de faire appel Ă  un architecte au-dessus de 150 mÂČ de surface construite ou pour Ă©laborer les projets urbains et paysagers de lotissements figurent notamment dans le texte qui sera examinĂ©, en sĂ©ance, par les dĂ©putĂ©s Ă  partir du 28 septembre.
    © Marie-Douce Albert/Le Moniteur – Au lendemain de deux jours de discussions en commission des affaire culturelles de l’AssemblĂ©e, la ministre Fleur Pellerin saluait les modifications dĂ©jĂ  apportĂ©es au projet de loi CrĂ©ation, architecture et patrimoine.
    Comme l’envisageait la ministre de la ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin, le projet de loi « relatif Ă  la libertĂ© de crĂ©ation, l’architecture et le patrimoine » a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© largement retravaillĂ© lors de son passage devant la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’AssemblĂ©e Nationale, les 16 et 17 septembre. Au terme de 18 heures de dĂ©bat, pas moins de 155 amendements ont Ă©tĂ© introduits dans le texte qui sera prĂ©sentĂ© Ă  partir du 28 septembre Ă  l’ensemble des dĂ©putĂ©s. Et certaines de ces modifications touchent de maniĂšre trĂšs significative Ă  la pratique de l’architecture.
    Le plus marquant d’entre eux est sans aucun doute l’amendement du socialiste Patrick Bloche, le prĂ©sident de la commission et rapporteur de la loi, qui prĂ©voit d’abaisser le seuil Ă  partir duquel un particulier doit recourir aux services d’un architecte: il passerait ainsi de 170 Ă  150 mÂČ de surface de plancher construite. Cette disposition, soutenue tant par le gouvernement que les reprĂ©sentants de la droite, a Ă©tĂ© saluĂ©e dĂšs le lendemain par Catherine Jacquot, la prĂ©sidente de l’Ordre des architectes. En effet, trĂšs rĂ©clamĂ© par les maĂźtres d’Ɠuvre, ce nouveau seuil aurait pu ne faire l’objet que d’une modification rĂ©glementaire. Son inscription dans le projet de loi lui donne donc davantage de poids.
    La commission a Ă©galement rĂ©affirmĂ© le principe du concours, au moment mĂȘme oĂč son existence est menacĂ©e. Un amendement souligne ainsi que « Le concours d’architecture participe Ă  la crĂ©ation architecturale, Ă  la qualitĂ© et l’insertion harmonieuse des constructions dans leur milieu environnant et Ă  l’innovation. » Mais pour les dĂ©putĂ©s, il convient d’y apporter une part de dialogue plus systĂ©matique. Leur apport au projet de loi stipule donc que le concours « comporte une phase de dialogue entre le maĂźtre d’ouvrage et les candidats permettant de vĂ©rifier l’adĂ©quation des projets prĂ©sentĂ©s aux besoins du maĂźtre d’ouvrage. »

    « Permis de faire »

    Fleur Pellerin, alors qu’elle assistait Ă  l’ouverture de l’appel Ă  projets sur l’innovation et l’expĂ©rimentation architecturales dans le logement, lancĂ© le 18 septembre par le groupe Caisse des dĂ©pĂŽts, s’est Ă©galement rĂ©jouie qu’un amendement ait introduit, au moins pour les constructions publiques, l’idĂ©e de « permis de faire ». Cette disposition devrait permette de dĂ©roger Ă  certaines rĂšgles d’urbanisme afin de lever les blocages Ă  l’innovation.
    Parmi les idĂ©es qui avaient Ă©tĂ© formulĂ©es par les experts engagĂ©s dans la StratĂ©gie nationale pour l’architecture, d’autres encore ont Ă©tĂ© transposĂ©es dans le document, tels que la mention obligatoire du nom de l’architecte sur tout bĂątiment qu’il aura construit et le recours, obligatoire Ă©galement, Ă  un professionnel inscrit Ă  l’Ordre pour l’élaboration des projets urbains et paysagers de lotissements.
    Si toutes ces avancĂ©es se font Ă  la grande satisfaction du ministĂšre de la Culture, la solidaritĂ© gouvernementale l’a en revanche amenĂ© Ă  donner un avis dĂ©favorable Ă  un amendement de Patrick Bloche introduisant une exception Ă  la loi sur la transition Ă©nergĂ©tique. Ce nouveau paragraphe permettant de dĂ©roger aux rĂšgles relatives Ă  l’isolation Ă©nergĂ©tique extĂ©rieure en ce qui concerne les immeubles protĂ©gĂ©s au titre du Code du patrimoine a nĂ©anmoins Ă©tĂ© adoptĂ©.
    La loi CrĂ©ation, architecture et patrimoine arrive devant l’AssemblĂ©e nationale
 Et sera amendĂ©e

    Marie-Douce Albert – LE MONITEUR.FR – PubliĂ© le 15/09/15 Ă  14h34
    Mots clés :
    Architecture

    Gouvernement et fonction publique

    Le 16 septembre, la ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin, soumettra son texte Ă  la commission des affaires culturelles et de l’éducation
 A la veille de ce rendez-vous, elle n’a pas manquĂ© de rappeler que des mesures portant sur l’architecture pourraient y ĂȘtre ajoutĂ©es, par voie d’amendements, au cours du dĂ©bat parlementaire.
    © Jacques-Franck Degioanni/Le Moniteur – La ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin, lors de la prĂ©sentation du projet de loi en juillet dernier.
    A la veille d’aller dĂ©fendre devant les dĂ©putĂ©s son projet de loi « relatif Ă  la libertĂ© de crĂ©ation, Ă  l’architecture et au patrimoine », la ministre de Culture et de la Communication Fleur Pellerin sait dĂ©jĂ  que le texte sera amendĂ©. Ou plutĂŽt, elle le souhaite. Mercredi 16 septembre, la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’AssemblĂ©e nationale commencera en effet Ă  examiner le texte, en prĂ©sence de la ministre. Mais les membres de cette commission prĂ©sidĂ©e par le socialiste Patrick Bloche, qui est Ă©galement le rapporteur de la loi, auront alors sous les yeux les 40 articles tels qu’ils ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s en Conseil des ministres en juillet dernier. Une version dont beaucoup d’observateurs regrettaient jusqu’ici qu’elle n’accorde qu’une maigre place Ă  l’architecture.

    Plus d’architecture

    Mais Fleur Pellerin, alors qu’elle prĂ©sentait l’édition 2015 des JournĂ©es europĂ©ennes du patrimoine, ce mercredi 15 septembre dans les salons du ministĂšre, rue de Valois, a rappelĂ© que « certaines des propositions formulĂ©es par les groupes de travail mobilisĂ©s dans l’élaboration de la StratĂ©gie nationale pour l’architecture vont ĂȘtre intĂ©grĂ©es dans la loi ». MĂȘme transmis Ă  l’AssemblĂ©e, le texte n’est pas ficelĂ© pour la ministre qui compte sur « le jeu des amendements » au cours des dĂ©bats parlementaires pour introduire plus d’architecture.
    Lors de la confĂ©rence, la ministre est restĂ©e assez discrĂšte sur les mesures qui seront concernĂ©es, prĂ©cisant qu’elles feraient l’objet d’une communication ultĂ©rieure. Fleur Pellerin a nĂ©anmoins Ă©voquĂ© la possibilitĂ© d’instaurer le recours obligatoire Ă  un architecte, urbaniste ou paysagiste pour la crĂ©ation de lotissements. Autre suggestion : que le nom des maĂźtres d’Ɠuvre soit apposĂ© sur leurs bĂątiments.

    En direct

    La tactique dĂ©ployĂ©e pour faire Ă©voluer la future loi est, explique-t-on au ministĂšre, le fruit du calendrier. Fleur Pellerin qui avait hĂ©ritĂ© du projet lors de sa nomination Ă  la Culture et Ă  la Communication, l’avait prĂ©sentĂ© en Conseil des ministres le 8 juillet dernier. Mais le rapport sur la StratĂ©gie nationale qu’elle avait personnellement lancĂ©e lui avait Ă©tĂ© remis le 7. Puisqu’il Ă©tait donc trop tard pour tirer parti du document, il avait Ă©tĂ© prĂ©vu que son examen par les dĂ©putĂ©s puis les sĂ©nateurs permette de le faire ultĂ©rieurement. Dans les prochains mois, le ministĂšre va devoir mobiliser dans les rangs des parlementaires pour faire avancer ses pions. Il peut sans doute dĂ©jĂ  compter sur le soutien de Patrick Bloche, trĂšs attentif sur le sujet. La commission qu’il prĂ©side avait d’ailleurs menĂ© en 2014 une mission d’information sur la crĂ©ation architecturale et dĂ©jĂ  formulĂ© des propositions.
    Le 16 septembre, l’examen du texte par la commission doit dĂ©buter dĂšs 9h30 puis reprendre en fin de journĂ©e. Il pourrait mĂȘme se poursuivre le 17 au matin. Il sera possible de suivre ces discussions sur le projet de loi puisqu’elles seront diffusĂ©es en direct sur le site de l’AssemblĂ©e nationale. L’étape suivante sera l’examen en premiĂšre lecture Ă  l’AssemblĂ©e, programmĂ©, lui, Ă  partir du 28 septembre.

  • Les architectes en plein blues

    LA NOUVELLE REPUBLIQUE, 11/09/2015

    Un emploi d’architecte sur cinq a disparu en Ă  peine un an.

    La crise Ă©conomique et la baisse des commandes publiques frappent de plein fouet les agences d’architecture, dont la profession connaĂźt une profonde mutation.

    Les architectes ont le blues. Plus qu’un passage Ă  vide, la profession traverse depuis 2008 une vĂ©ritable crise, qui s’est encore aggravĂ©e ces deux derniĂšres annĂ©es. A tel point qu’une dizaine d’agences de Poitou-Charentes ont dĂ» mettre la clĂ© sous la porte depuis janvier. Dans la rĂ©gion, comme partout en France, 20 % des emplois ont disparu en Ă  peine un an.

    Uniformisation des villes et des paysages

    Plus grave encore, quatre architectes sur dix vivent dĂ©sormais en dessous du Smic. « Beaucoup ont mĂȘme cessĂ© de se rĂ©munĂ©rer », s’alarme BenoĂźt Engel, prĂ©sident du Conseil rĂ©gional de l’ordre des architectes.

    A l’origine du marasme, la baisse des dotations de l’État aux collectivitĂ©s frappe de plein fouet une profession dĂ©jĂ  fragilisĂ©e par la crise du bĂątiment. « Depuis 2008, on a observĂ© une baisse de 40 % de la commande publique dans la rĂ©gion », assure BenoĂźt Engel, lui-mĂȘme installĂ© Ă  Niort.

    RĂ©sultat : chaque appel d’offres reçoit dĂ©sormais plus d’une centaine de candidatures, contre une trentaine seulement en temps normal.

    Les difficultés rencontrées par les architectes ne se limitent pas à la France.

    Le dumping se répand

    Face Ă  cette sĂ©vĂšre concurrence, certains n’hĂ©sitent plus Ă  pratiquer le dumping (baisse artificielle des tarifs), une pratique pourtant rĂ©primĂ©e.

    Mais pour BenoĂźt Engel, le malaise est plus profond. « Les mĂ©dias s’intĂ©ressent uniquement aux grands projets, comme la Philarmonie de Paris par Jean Nouvel, ou la Fondation Vuitton par Franck GĂ©hry, dĂ©plore-t-il, ça contribue Ă  faire croire que le recours Ă  un architecte est trop cher et trop compliquĂ©, Ă  tort. »

    L’image du mĂ©tier faussĂ©e

    Cette mĂ©connaissance explique en partie que 80 % des nouvelles constructions se passent d’architecte, au profit de grands groupes de BTP. Une particularitĂ© française dĂ©noncĂ©e par la profession. Pour Christian Dautel, directeur de l’École d’architecture de Nantes, « la faiblesse de la culture architecturale aboutit forcĂ©ment Ă  l’uniformisation des villes et Ă  la dĂ©figuration des paysages ».

    Convaincu que la profession doit se rĂ©inventer, cet architecte de formation a fait de son Ă©tablissement un laboratoire. Les Ă©tudiants ont la possibilitĂ© de suivre un double cursus en sept ans, mĂȘlant architecture et ingĂ©nierie, en partenariat avec l’École centrale de Nantes. « Nous devons les armer pour Ă©voluer dans un monde oĂč le pouvoir de la technique est prĂ©dominant », argue le directeur.

    Contrairement aux idĂ©es reçues, le recours Ă  un architecte n’est pas rĂ©servĂ© aux grandes fortunes.

    Fini le cabinet libéral, place aux agences

    Christian Dautel s’attache Ă©galement Ă  former de futurs entrepreneurs, Ă  la mode anglo-saxonne. PrĂšs de la moitiĂ© des architectes ont dĂ©jĂ  quittĂ© le vieux modĂšle du cabinet libĂ©ral pour exercer en tant qu’associĂ©. En pleine mutation, le secteur voit Ă©merger des agences rĂ©unissant plusieurs dizaines d’architectes, qui proposent une multitude de services pĂ©riphĂ©riques (imagerie, Ă©bĂ©nisterie, etc.)

    Et l’optimisme est de mise : malgrĂ© ses difficultĂ©s, le mĂ©tier attire plus que jamais. Sur 2.400 candidats au concours d’entrĂ©e Ă  Nantes l’an passĂ©, seuls 130 ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s. Il leur reviendra de dessiner l’architecture du futur.

    chiffres clés

    > En 2013, la France comptait 29.831 architectes, dont 532 en région Centre et 447 en Poitou-Charentes.
    > Le revenu net moyen des architectes s’Ă©levait Ă  33.234 € en 2013. Il Ă©tait de 41.139 € en 2008.
    > En 2012, le secteur privĂ© reprĂ©sentait 66,6 % des montants de travaux dĂ©clarĂ©s par les architectes, contre 33,4 % au secteur public.

    > Aller plus loin avec l’ Observatoire de la profession d’architecte 2014. http://www.architectes.org/actualites/observatoire-de-la-profession-2014-une-crise-qui-perdure/

    Chloé Bossard

  • Appel Ă  tous les architectes et Ă©tudiants en architecture

    Le 22 juin 2015

    En tant qu’architectes ou Ă©tudiants en architecture nous sommes sensibles au dĂ©bat sur l’architecture et la crĂ©ation architecturale ouvert par le MinistĂšre de la Culture et le CNOA.

    Promouvoir l’architecture et la crĂ©ation architecturale c’est assurer la pĂ©rennitĂ© des architectes.

    Comment ne pas entendre la voix des architectes qui refusent de disparaĂźtre ?….

    lire la suite : APPEL à tous les architectes et étudiants en architectures8 07 2015.doc

    Signez la pétition en ligne:

    http://www.mesopinions.com/petition/politique/appel-architectes-etudiants-architecture/14629

     

  • Concours : Premier recul ?

    Paris le 1er juin 2015
    A la suite d’une audience Ă  Matignon, le CNOA a publiĂ© un communiquĂ© qui acte qu’« en prenant l’engagement de maintenir le concours d’architecture comme procĂ©dure obligatoire au-dessus des seuils, le gouvernement vient d’accepter de prĂ©server une production architecturale de qualitĂ© et innovante sur l’ensemble du territoire. »
    Le danger « d’une rĂ©gression de trente ans » caractĂ©risĂ© par Catherine Jacquot a donc Ă©tĂ© Ă©cartĂ©. Faut-il s’en Ă©tonner sachant que quelques jours auparavant Ă  l’initiative de la prĂ©sidente du CNOA, tout ce que la profession compte d’architectes de renom* avait  signĂ© une lettre au prĂ©sident de la RĂ©publique publiĂ©e par MĂ©diapart le 27 mai stipulant : « L’ordonnance sur les marchĂ©s publics actuellement en cours de rĂ©daction remet en cause le concours comme principe et propose aux acheteurs publics tout un panel de procĂ©dures, sous prĂ©texte de simplification. »
    Cette lettre demandait explicitement de «  conserver l’exigence culturelle et dĂ©mocratique auquel rĂ©pond le concours d’architecture, comme condition de dĂ©volution de la commande publique. »
    Ainsi, avant mĂȘme que cette lettre ouverte soit soumise Ă  la signature de milliers d’architectes, le gouvernement a pris la mesure de ce que pourrait reprĂ©senter une mobilisation massive des architectes contre ses projets.
  • CNOA : ANTICIPER LES MUTATIONS

    La prĂ©sidente du CNOA, Catherine JACQUOT ,a dĂ©voilĂ© le thĂšme des universitĂ©s d’Ă©tĂ© de l’architecture 2015 ce sera : »ANTICIPER LES  MUTATIONS  »
    Des mutations nous en vivons ,et d’importance. Faut-il y adapter la profession a la « situation nationale et internationale »?
    MUTATIONS: L’exposition universelle qui vient de s’ouvrir Ă  MILAN voit les stands COCA-COLA, MAC DONALD, PRADA… TRONER aux cotes de pavillons d’Ă©tats-nations, indiquant qui va dicter sa loi Ă  l’avenir. En Angleterre une petite ville du nord du pays fait l’expĂ©rience de sa gestion abandonnĂ©e Ă  des entreprises privĂ©es. L’accord commercial transatlantique en cours de discussion « permettra a une entreprise (originaire d’un pays dans le quel les conditions d’exercice de l’architecture sont moins strictes que dans le pays ou elle souhaite s’implanter) d’attaquer l’Ă©tat ciblĂ©, sous prĂ©texte que la lĂ©gislation en vigueur lui ferait perdre de l’argent  » Les fonds d’investissement font leur profits sur le dos des Ă©tats qu’ils financent.
    La recherche de rentabilitĂ© des capitaux qui circulent faute de pouvoir s’investir dans la production industrielle qui stagne, la concurrence commerciale, acharnĂ©e qui s’en suit ,sont Ă  l’Ɠuvre. Les services publiques: santĂ© enseignement, transports, logement social, culture, deviennent des marches potentiels. MĂȘme l’armĂ©e vend son armement pour le louer ensuite a des entreprise privĂ©es.
    Prise dans ces « mutations » on voit bien  que notre profession devient un obstacle Ă  la rentabilitĂ© du secteur de la construction (secteur Ă  marge bĂ©nĂ©ficiaire faible). L’exercice de notre art a un coĂ»t, mĂȘme s’il a perdu toute rĂšgle .Pour les entreprises du BTP notre meilleur « adaptation »a la situation serait notre disparition. les PPP ont amorcĂ© ce vƓu, avec leur outil, Ă  assembler pas cher :le BIM …

     

    la ministre de la culture, Fleur PELLERIN, prĂ©pare la loi « STRATÉGIE NATIONALE POUR L’ARCHITECTURE » (SNA). On peut craindre, que la « STRATEGIE »qui sera mise en oeuvre  sera de rassembler et de « mettre en musique « ce que la loi MACRON a amorcĂ© (interdiction de l’architecte dans pour les bĂątiments agricoles de moins de 800m2) l’ouverture des agences aux capitaux privĂ©s, la mise en place du code des marchĂ©s publics (CMP)  sous la direction de L’UE, l’accord commercial trans-atlantique ,et la rĂ©forme de l’enseignement, pour Ă©teindre la profession. Elle rĂ©pondra Ă  l’interrogation de Catherine JACQUOT, qui se demande : »quel sens revĂȘt la notion d’intĂ©rĂȘt public de la crĂ©ation architecturale 40 ans aprĂšs son Ă©nonciation dans la loi ? »en passant par dessus la loi sur l’architecture de 1977. On peut dire, pour reprendre un qualificatif un peu oubliĂ©, que Fleur PELLERIN est un « fourrier » de la MUTATION.
    Jean-Paul GAUTRON

  • Une seule direction : celle de la qualitĂ© architecturale sur l’ensemble des territoires

    par Patrick Bloche, dĂ©putĂ©, prĂ©sident de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’AssemblĂ©e nationale. lien vers L’architecte au service des territoires

    Les grandes lois de dĂ©centralisation des annĂ©es quatre-vingt ont donnĂ© aux collectivitĂ©s territoriales, en particulier aux communes, la responsabilitĂ© premiĂšre de la qualitĂ© architecturale des territoires. Mais, trop rapide et mal accompagnĂ©e, la dĂ©centralisation des compĂ©tences en matiĂšre d’urbanisme a Ă©tĂ©, dans de nombreux cas, synonyme de moins-disant architectural. Trop souvent, nos territoires se sont accommodĂ©s de rĂ©alisations architecturales peu ambitieuses, voire mĂ©diocres. Être maĂźtre d’Ɠuvre s’apprend ; ĂȘtre maĂźtre d’ouvrage aussi.
    La faiblesse de la maĂźtrise d’ouvrage publique n’a Ă©tĂ© que trĂšs partiellement compensĂ©e par l’intervention de l’architecte aux cĂŽtĂ©s des maĂźtres d’ouvrage privĂ©s. Du fait, notamment, des seuils fixĂ©s par la loi, l’architecte n’intervient en rĂ©alitĂ© que sur une faible proportion des projets de construction ; c’est en particulier le cas dans les territoires ruraux mais aussi dans les territoires pĂ©ri-urbains.
    C’est lĂ  toute l’ambiguĂŻtĂ© lĂ©gislative : dĂšs lors que le recours Ă  un architecte n’est obligatoire qu’au-delĂ  d’un certain nombre de mĂštres carrĂ©s, on en dĂ©duit trop aisĂ©ment que son intervention est inutile pour les constructions de moindre importance. Les seuils constituent un instrument simple et efficace aux mains des pouvoirs publics mais leur logique est parfois contreproductive, si ce n’est perverse.
    Or qui, plus que l’architecte, est Ă  mĂȘme de comprendre un territoire, d’analyser ses dynamiques, de valoriser son patrimoine et de crĂ©er de nouveaux attraits ? L’architecte ne construit pas ex nihilo, ni ne plaque sur un territoire des projets imaginĂ©s pour d’autres ; toute sa dĂ©marche, esthĂ©tique et fonctionnelle, est au contraire au service des territoires et de leurs habitants.
    Les collectivitĂ©s ont beaucoup appris des insuffisances passĂ©es et nombre d’entre elles sont aujourd’hui dans un autre Ă©tat d’esprit, plaçant l’architecture et l’architecte au cƓur de leur projet territorial. Plus encore, le projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la RĂ©publique, tel qu’il a Ă©tĂ© adoptĂ© par l’AssemblĂ©e nationale le 10 mars dernier, entend promouvoir le transfert de compĂ©tences en matiĂšre d’urbanisme Ă  l’échelon intercommunal, mieux armĂ© que les petites communes pour faire face aux nombreux dĂ©fis, techniques, Ă©conomiques, sociaux et environnementaux, soulevĂ©s par l’exercice de ces prĂ©rogatives.
    Avec le rĂ©seau des conseils d’architecture, de l’urbanisme et de l’environnement, les collectivitĂ©s territoriales disposent d’une aide Ă  la prise de dĂ©cision qui pourrait ĂȘtre sollicitĂ©e davantage, comme l’avait d’ailleurs soulignĂ© le rapport de la mission d’information sur la crĂ©ation architecturale publiĂ© en juillet 2014 par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’AssemblĂ©e nationale. Les collectivitĂ©s peuvent en outre s’appuyer sur le rĂ©seau des maisons de l’architecture pour susciter, chez leurs habitants, un dĂ©sir concret d’architecture. Ces institutions demeurent aujourd’hui insuffisamment employĂ©es alors qu’elles savent traduire de façon subtile et Ă©clairĂ©e l’adĂ©quation de l’art de bĂątir avec un territoire.
    Revitaliser les territoires, densifier les habitats, assurer la mixitĂ© fonctionnelle du cadre bĂąti, accĂ©lĂ©rer la transition Ă©nergĂ©tique, construire une ville connectĂ©e et durable sont autant de missions qui incombent aujourd’hui Ă  l’architecte. Pour que la compĂ©tence et la crĂ©ation irriguent l’amĂ©nagement de nos territoires, la commande publique doit se faire plus ambitieuse et plus innovante, entraĂźnant dans son sillage la commande privĂ©e, et la qualitĂ© architecturale des projets doit constituer un atout auprĂšs des maĂźtres d’ouvrage publics.
    Mais il importe Ă©galement d’avoir, dans ce domaine, une action publique qui avance dans une seule direction : celle de la qualitĂ© architecturale sur l’ensemble des territoires. Trop de signaux contradictoires minent encore la cohĂ©rence des politiques publiques dans ce domaine, comme ce fut le cas rĂ©cemment en matiĂšre de constructions Ă  usage agricole.
    Vigilance et volontĂ© sont donc aujourd’hui plus que jamais nĂ©cessaires pour faire aux architectes toute la place qu’ils mĂ©ritent dans l’invention des territoires de demain.
    Patrick Bloche, dĂ©putĂ©, prĂ©sident de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’AssemblĂ©e nationale
  • Commande publique : menaces pour l’architecture

    Le ministre de l’Economie s’est prononcĂ© la semaine derniĂšre contre l’idĂ©e de mettre en place un seuil minimal de montant de travaux pour recourir aux partenariats publics-privĂ©s (PPP). Un tel seuil devait ĂȘtre fixĂ© dans le projet d’ordonnance, actuellement en cours de rĂ©daction, transposant la Directive europĂ©enne sur les marchĂ©s publics.

    Le Conseil national de l’Ordre rĂ©agit par la voix de son vice-prĂ©sident, Denis Dessus :

    « M. Macron a peut-ĂȘtre oubliĂ© les lois qui rĂ©gissent le cadre de son intervention, ainsi que les positions rĂ©pĂ©tĂ©es du Conseil constitutionnel et les rapports parlementaires comme le rapport sĂ©natorial Sueur-Portelli sur les PPP. C’est trĂšs dommage !
    lire la suite CNOA_ Commande publique _ menaces pour l’architecture reponse Denis Dessus 14 04 2015

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